HomeLe centenaire et la résurrection du directoirePagina 38

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j 36 LA inïisuanncrrom DU nmncromn ­ i
;" La France ressemble aux vieillesfemmes qui "
j ont été souvent aimées, qui vou draient l’être en-
core, et qu’aucun homme ne regarde plus. Elle
fouille ses tiroirs pour y trouver les portraits de `
ses anciens amants ; elle les contemple, elle sou-
pire, elle se trouble... De grace, encore un!
I Un général? Il n’y a plus de généraux de t
ï 2- trente ans. Des vieillards usés par quarante ans
`S de fatigue et de discipline déprimantes ne peu-
, Q- vent ni réussir, ni même tenter un pareil coup.
j _ Plus jeune que les autres, Boulanger était déjà
` périmé : il l’a bien fait voir.
i Un amiral, peut-être ? Ce serait neuf, en Eu-
; rope. On en connaït un, sur le nom de qui se
i sont comptés dernierement les amateurs de
j p2·0mmciament0s... brésiliens. A défaut de vic-
I toires, on est prêt à lui tenir compte de ses
_ eatastrophes; les parlementaires lui savent gré
j surtout de l’insolence avec laquelle il traite
j leurs délégués, et refuse de rendre au Pouvoir
i civil les comptes du Pouvoir militaire. Mais
i chaque fois qu’il s’ébranle, il éc/zoue.
Un civil, alors ?
On demande une Volonté; on demande une
” Probité.
­ Une Volonté, c’est rare; un honnête homme,
I c’est rare. Un honnête homme avec une volonté,
· sans doute on n’en fait plus.
JB«Il.VIl.GI' Imp, Noizstte 91; CIE,
e