HomeLe centenaire et la résurrection du directoirePagina 11

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ET LA nssunancriou nu mnncroinn 9 1
cable. Nulles ressouroes. Il imagine d’établir un
impot sur l’air et sur la lnmiere : il crée la con-
tribution des portes et fenêtres, augmente les
gg droits de douane, de timbre, d’enregistrement.
p i __ Pour finir, il déolare la banqueroute : la Ban-
queroute des Deux tiers. Et dans`Paris, on pro-
mène sous les huées une guimbarde sordide,
trainee par six chevaux étiques, habitée par six j
hommes-squelettes: c’est le C/mr des renziers.
A l’heure présente, le péril financier est le
grand souci des hommes d’Etat clairvoyants dans
la République. De nouveaux impots ne peuvent
être inventés. ll 11e reste pas un objet, pas un
acte de la vie humaine qui échappe au iisc; le
contribuable épuisé lutte dïngeniosité contre
Vaoharné gabelou pour préserver son dernier l
morceau de pain. Le go11Ve1·11ementreco111‘t aux
f bas expédients; le ministre de la guerre affaiblit
jr les effectifs par des renvois anticipés pour faire
jj des économies sur la gamelle des soldats; le
ministre de l’instruction publique décrete dans
les lycées cent quatre-vingt­dix jours de congé
par an pour faire des économies sur les baricots l
des collégiens ; le ministre des iinanees escompto
le benéiice d’une émission de fausse monnaie
‘ d’argent et conüsque dans la Caisse des pópots,
lx sous prétexte de prescription, le pécule des ga-
5 lériens de l’ancien bagne. La Banqueroute est
, prédite par les financiers ofiiciels.
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