HomeLa crise récente en Belgique et la question réligieusePagina 9

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iité. La même ou il semble dompté, comme en France, son ·
9 influence est encore si redoutée qu’on a du renoncer à adopter
cette réforme, qui était un des premiers articles du programme
libéral, et qui était réclamée par des esprits aussi modérés que
Laboulaye zla séparation de l’Eglise et de l’Etat. L’hostilité,-
' leslrésistances de l’Eglise à. Vétablissement et a" la marche
réguliere des libertés modernes sufüsent pour faire douter par- `
fois de leur avenir. C’est quand elle se transporte dans le
domaine de Tenseignement que cette hostilité crée des dit`tl­ Q
cultés presqueinsolubles. Ici la question religieuse s’impose l
au libéralisme malgré qu’il en ait. La lutte il qui aura l’école · I [
‘ et par consequent l’avenir est le fond même du grand débat ,
qui agite en cemoment la Belgique, mais qui se poursuit sour-
' dement dans les autres pays catholiques. y
Voici, en peu de mots, le problème. Le clergé catholique
étant hostile aux libertés modernes, les partis qui veulent sauver
celles­ci, croient devoir lui enlever toute influence sur l’éduca-
tion. De la, nécessité de faire l’école laïque. Cfest ce qu’avait
décrétélaloiscolaire de 1879 cn Belgique, à l’insta1· de ce
' qu’avait fait la Hollande d’abord, dès 1806, et récemment la
France et l’Italie. Mais l’école latque sera·t4elle acceptée par
les parents ‘? En Belgique, a l’instigation du clergé, la majorité
de ceux-ci, dans les campagnes, n’en ont pas voulu. et ont
envoyé leurs enfants aux écoles catholiques. En France, l’Eglise
n’a pu multiplier ses écoles comme chez nous ; mais partout
elle demeure hostile. Il en résulte une lutte ouverte ou sourde
{ entre le gouvernement, qui soutient ses écoles et ses institu-
teurs, et le clergé. lfinstituteur alors tend devenir, comme on
l’a dit, un anti­curé. Nécessairement, et malgré la modération
_ des hommes, l’esprit de Yenseignement devient hostile au
catliolicisme. L’instruction religieuse est négligée, quand elle
n’est pas combattue. De toutes façons, et en raison de la situa­· "
tion même, le sentiment religieux du peuple est profondément
atteint. Si cette situation se prolonge il sera plus ébranlé, plus _
déraciné qu’il ne l’a été par les violences de la Revolution
' française.
Ainsi vous onievez aux rnasses leur foi héréditairo et vous nc`