HomeLa crise récente en Belgique et la question réligieusePagina 28

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tre et pour l’oblenir il faut qu’il aille it confesse. Eh! qu’im­
porte cette simagree, dira­t­il ! Soit; mais s’agenouiller de- '
l vant l’l1omme en qui s’incarne le systeme qu’il passe sa vie à .
combattre, ce n’est pas la, a coup sur, un acte viril, digne, fait t
pour tremper le caractere. Mais surgit hientót une question
_ plus difficile, l’education des enfants. Les elevera-t­il en
dehors de tout culte? Bien peu vont jusque la et souvent même E
Yexperience ne reussit pas ;le catholicisme reprend ses droits, l _
D’0rdinaire on transige : la fille recevral’instruction religieuse, 7
et, si la mere y tientheaucoup, elle achevera même son education 1
au couvent ; car « il faut une religion pour les femmes. >> Quant
au lils, on le livrera aussi au pretre, mais seulement jusqu’à sa V
premiere communion, qu’il ne fera d’ailleurs que par conve­ .
nance ‘; apres onze ans, il sera mis dans un college laique qui i
le debarrassera bientet de ces superstitions. On arrive alors ft 4 _
cette situation si hien depeinte par Geruset : Entre un {ils
· athee et une fille qui va à Lourdes, que peut faire un honnete .
q homme qui croit en Dieu? Enfin, le liberal couronne cette serie ;
de faihlesses par une derniere inconsequence. Comedie et pro-
fanation, il meurt confesse et heni. Voyez la fin de Littre. Tant L
· de reniements et de contradictions font gemir. La raison en ‘
est cependant evidente. On_ne peut pas se passer complete- _ i
ment d’un culte, et comme on ne connait que le catholicisme, =
c’est à lui qu’on se livre, ses enfants et soi-même, apres avoir ä
passé sa vie à le combattre. Chez le catholique libéral même ,
contradition entre son respect de la Constitution qui consacre
g les lihertes modernes et son obeissance a l’Eglise qui les con- ;
damne. Il en est reduit à nier sans cessel’evidence même. Quelle .
2 triste preparation pour la pratique de la liberte qui exige de la
droiture, de Venergie et une lidelite logique et male zi ses con­ ,
victions. Seul, l’ultramontain parle netet franc, et met sa con- ,
[ duite en harmonie avec ses doctrines. Il ne rougit pas des 2
§ dogmes de son Eglise; il auraithonte de les dissimuler. E
Comment sortir de ce cercle vicieux ou, à force de contradic­ .
tions et de luttes sans issue, le sentiment religieux est déracine {
l et la liberte trop souvent compromise ‘? Quinet l’a dit jadis, et
l F Eugene Pelletan vient de le répéter en paroles de feu : En ser- ·
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