HomeLa crise récente en Belgique et la question réligieusePagina 15

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I ' et, par consequent, les générations futures, a Vinfluenee de
l’l§glise. Or, quand cette Eglise aura acquis dans le parlement
une suprématie incontestée, elle y fera voter une législation
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' « le droit clirétien >>. Ceci est certain, puisque partout ou elle ·l
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soit par des concordats, elle l’a fait. Or,quel est ce droit chré-
i tien qu’elle imposera a la Belgique le jour ou elle y domiuera
_ sans conteste ‘? Nous l’avons vu appliquer à Home tant que le
pape y a régné. Récemment encore il était enseigné ft l’uni­ I
versité catliolique de Louvain par l’un des plus éminents de ses
professeurs (*1). Il a été proclamé dans les concordats dictés I
‘” ` par Pie IX. Ainsi dans celui conclu avec l’Espagne en 185/I, nous ‘
h trouvons ce qui suit : « La religion catliiolique sera conservée
»* comme la religion exclusive du royaume, de telle façon que
tout autre culte sera interdit et empêclié. » Dans le concordat
avec la république de l’Equateur de 1862, on lit : << La religion
· eatholique, apostolique et romaine continuera d’être la reli-
gion de la république de l’Equateur. En conséquence, la pra­ 1
tique d’aucun culte et aucune société condamnés par l’Eglise 1
ne seront tolérés dans la répulilique. » Quand la liberté des
cultes fut proclamée au Mexique, l’I£ncyclique du 4.5 décem­
(I) BI. Périn, auteur <l`un livre reinarquable: Les Rieltesses che: les Nations chré-
Lieunes. enseignait, avec la pleine et ouverte approbalion de Pie IX, la pure doctrine
eatholique en fait de droit publir: « En principe absolu, disait­­il,le pouvoir civil a ,
le droit ct le devoir de réprimer, non seulement le mal, mais aussi la diffusion de 1
Terreur; car l’erreur, qui est la negation de ce qui est, n'a aucun droit pour elle et ,
fait le mallieur des sociétés. On nous objectera que nous voulons donc imposer au l
pouvoir civil lc devoir de réprimer Terreur que nous soinines donc ennemis des l
’ libertes que consacre notre constitution. A cela, nous répondons que les sociétés font t
leur legislation en rapport avec leurs besoins, et qu`en conséquence, nous ne pouvons l
vouloir qu`on nous applique, des aujourttliui, une legislation parfaite. Ce a quci nous . i
travaillons, c`est a renalre la société de moins en moins incapable de cette legislation. » l
Le plan est clair: s`emparer de la nation par lenseignement afin de la preparer :`t
supporter la suppression des libertés que ecndamne le « droit clirétien ». Un jésuite . '
belge, de grande erudilion, le père Onclair, a exposé les inèines idées dans un livre
` inlitule: De la Revolution et de la restauratio:1 des rrais principes sociaux. Il 1`aut
le lire, si l`0n veut savoir le sort qui sera reserve aux libéraux ot aux dissidents le · _
jour ofi l'I§glise aura été reslit ióe dans ses droits. Avec Léon XIII, Home a change ä
de tactique. On y croit qu`il vant niieux dissiinuler. Aussi, M. Perin, qui enseignait 5
li viaiio ilortrino avec t:tlc~n[.i·w:ii·;1.·:<~ et l·iya·itó. a. été sarriüó. Il a nu quilter sa rliaire, l
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