HomeLa crise récente en Belgique et la question réligieusePagina 14

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la morale. Les nicours sont le 1”ondement neoessaire de la liberte I
ïï et de la democratie. Done, les peuples qui, pour fonder la ”
rg liberte et la democratie, doivent lutter contre leur propre culte
i { et contre le clerge qui le represente, rencontrent des difticultes
iï. auxquelles echappent les nations qui. ont dans leur religion un
i_ auxiliaire pour l’affermissement et le progres des institutions ‘
libres. La revolution française a rencontre et rencontre encore
2* aujourd’hui, dans le clerge oatliolique, ses plus implacables '
jj. ennemis. La revolution des Pays­Bas, celle d’Angleterre, celle
des Etats-Unis, Pavancement actuel et si rapide de la demo-
cratie au sein de toutes les populations anglo-saxonnes ont l
‘:‘ trouve, parmi les ministres des cultes dissidents et evangeli-
0 ques, leurs plus ardents et leurs plus infatigables promoteurs.
(lette difliculte, qui jette les peuples catholiques en de si redou­ rl
tables crises, n’apparait nulle part plus visible et en même l "
temps plus insoluble qu’en Belgique. .»
Ce qui pousse les liberaux belges, même les plus moderes, a
lutter contre la domination du clerge, avec une energie indomp­
.= table, au risque de soulever les passions de la rue, c’est qu’ils ­
sont convaincus, comme le disait dernierement le chef du parti
· liberal conservateur, M. Frère­Orban, dans un discours elo-
quent prononce à la chambre des representants, que leurs
adversaires veulent « faire de la Belgique une theocratie gou-
vernee par les evêques. >> Les chefs du parti catholique,
MM. Malou, Thonissen et Beernaert, repondent qu’ils ne sont
pas, et qu’ils ne seront jamais les serviteurs des evêques.
D’autres pourraient repliquer a M. Frère­Orban que le pays ne
se trouverait pas si mal d’être gouverne par les evêques, puis-
que ceux-ci sont des gens de bien, des hommes eclaires et les
representants d’un culte que les liberaux trouvent excellent
vu qu’ils le conservent.
Mais voici ce qu’il faudrait dire nettement aux catholiques
du parlement qui se declarent, en toute occasion, les amis de
i notre constitution et des libertes qu’elle consacre : Nous vous ·
l croyons; toutefois, vous ne pouvez nier qu’en diminuant le
Q nombre des ecoles publiques pour augmenter celui des ecoles
catholiques, deja si nombreuses et si frequentees a tous les de-
l.
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