HomeDestruction de quelques monuments d'ancienne architecture militaire à MaestrichtPagina 6

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Certes, il y avait à s’étonner de ce qu’un bàtiment, qui de-
puis plusieurs années ne faisait plus partie des ouvrages de dé-
fense de la forteressc, fut placé sous la rubrique ,, fortitications "
dans le seul but de le faire disparaïtre.
Le Comité usa de tous les moyens pour empêcher cet acte de
vandalisme. ll envoya des pétitions au Gouvernement et s’assura
encore une fois de l’appui de la commission archéologique de V,
l’Académie Royale. 1
Les prétextes dont le gouvernement se servit pour refuser d’ac­
céder a ces demandes - tels que la néocssité d’obtenir des dé-
combres pour construire un barrage dans un des bras de la
Meuse (!), - étaient aussi ridiculcs qu’odieux ct ne parvenaient
pas Ei caclier la véritable raison qui engageait le ministre a sa- “
criiier un monument vénérable Ei la satisfaction de quelques per­ I
sonnes. ‘
i A la dernière minute on dcmanda encore au ministre d’obtenir 2
la tour afin d’y installer la collection d’antiquités qui est en voie {
de formation, et le president de la commission de l’Aeadémie se
rendit en personne auprès du ministre pour tenter un dernier
effort. Ce tut en vain; le télégramme qui devait donner une ré- gl
ponse, n’apporta que l’ordre aux entrepreneurs de eommenoer la
démolition avec Za plus _qmmZc cc'Zi’1·z§óé.’
Voila comment la tour de Ii/`yck a disparu! Le Conseil com-
munal, qui, il y a quelques années, avait en vain essayé d’ob- W
tenir la propriété de cet édiiice, ne s’émut guère de sa destruction. _ä
C’est a peine , si un membre de la Seconde Chambre , M. le baron .
Sloeö van de [Scale a élevé la voix pour protester contre un pa-
reil vandalisme: aucun des représentants du Limbourg n’a cru
devoir se joindre at lui, et le ministre n’a eu qu’à prononcer
deux ou trois plirases banales pour clore l’incident ! (1) Le nou-
veau prétexte qui servit en cette circonstance était que la tour
entravait la circulation! ll est vraiment ineroyable qu’on ait osé
dire eela, si l’on connaït l’état des lieux: or il faut admet­
tre que le ministre était bien renseigné, et en ce cas il de-
vait savoir que l’endroit ou le passage auprès de la tour ctait le
plus é)G]TOIlt,Ol`l'1l`ïllt encore une largeur de 20 mètrcs, que ce pas-
sage n’est jamais employé par les voitures pour des causes com-
plétement indépendantes de la présence de l’é<liiice, et enfin que
même pour les piétons la circulation dcvient compléteinent nulle
par suite de la fermeture de l’ancienne route de Meerssen et de
la percée projetée en face de la rue du Pont.
Nous nous arrêtons si longtemps Ei tous ces détails, afin qu’il
soit bien et dïunent constaté que la démolition de l’ancienne tour
de Wfyck a été un acte de vandalisme zfomf-{Z-/ai! ine>;cusable(2)
(1) Seance du 13 Dee. 1868.
(2) Voir sur cette question Ze (.'0m·rier dc hz Illzzzzsa du 4, du 8 et du 15