HomeDestruction de quelques monuments d'ancienne architecture militaire à MaestrichtPagina 5

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, l’autrc, et loin de se nuire, ils formaient u11 ensemble des plus
; pittoresques. A Spire, ou l’on possëde une cathédrale autrement
remarquable que Péglise de W?/ck, on a eu bien garde de dé-
molir unc ancienne tour fortitiée, placée dans les mêmes condi-
i tions, et produisant le plus heureux etïet par le contrastc de ses
Y pierres blanclies et des tons bruns de la catliédralc.
Malheureusement lea habitants de W yck n’ont pas compris cela
, _et lorsque grace a Pintervention de la commission archéologique
- de l’Académie Royale, la destruction de la tour fut refusée, on
tenta d’opérer sa ruine par des moycns détournés.
j On demanda au Gouvernement la location du bàtimcnt afin d’y
f déposer les cadavres avant leur inhumation. Dans ce but - ajou-
tait­on - il faudrait permettre d’enlever l’escalier exterieur qui
conduisait aux étages supérieurs, et la voutc qui séparait le rez- '
de­chaussée du premier étage; on prétendait qu’elle était moderne
ct qu’on rcndrait au monument son aspect primitif en la détrui­
sant. Quant a Page de cette voute, les demandeurs n’en savaient
trop rien, mais ce dont on ne doutait pas, c’est que Penlevement
de la voüte atïaiblirait toute la construction, de maniere à ce
o que, le bail (qui était e long terme) expiré, le Gouvernement
ne trouverait plus qu’un bàtiment menacant ruine, et dont la
iq complete démolition serait urgente.
Q Le ministerc des iinances, qui suit le principe tres­écono1nique
¥ mais fort vandale, de détruirc tout monument sans destination ou
i ne rapportaut pas de loyer , quelle que soit du reste sa valeur
[ liistorique ou arcliitecturale, était asscz disposé il céder a cette
i demande, qu’appuyait du reste lc rapport d’un ingenieur qui dé-
clarait avec la plus grande légereté que la voüte existante était
E non seulement de construction toute moderne, mais encore qu’e
‘ Porigine il n’y en avait pas eu.
Le comité de notre Société, appuyé par la commission archeo-
logique de l’Académie royale, crut de son devoir d’intervenir et
pria le Gouvernement de ne céder la tour que sous condition de
- lui conserver et l’escalier et la voüte; il fut démontré qu’ils
avaiont existé de tout temps et 1"ormaient des parties indispen­
sables de la construction
E Par une lettre en date du 30 juin 1868, le ministre tacha
de réfuter ces considérations et motiva ainsi de la part du Co-
mité une seconde requête plus explicite encore que la premiere.
Les choses en étaient la et on paraissait se rendre au voeu du
Comité, lorsque à, la suite d’une visite faitc à Maestricht par le
ministre de Pintérieur, Padjudication de la démolition complete
de Pédifice fut tout­a­o0up annoncéc pour le 14 novembre 1868,
parmi les travaux e achever pour le démantelement de la place
( de Maestricht.
(1) La justessc dc cettc apprécäation, contrcditc seulement quant à la voütc,
été coniplètement prouvéc lors de la dómolition de l’édiüce.