HomeDestruction de quelques monuments d'ancienne architecture militaire à MaestrichtPagina 4

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(H00gh­B¢·zeggapo0¢·t) était presque intacte, et on n’aurait eu q11°à«
enlever les terrcs dont 011 avait rempli les tours pour la remettre
E1 peu près dans son état primitif. ll y avait e11 outre cette cir­ 5
constance favorable que la rue J[00gó¢·uggeszf;·m£ allait en s’évasa11t Z
du cöté des remparts, de sorte qu’en épargnant la porte qui était ;
située à l,(·)X'(­]fé1l1ltó septentrionale de la rue, on pouvait établir
u11e percée au sud de la porte sur une largeur deux fois égale à
celle­ei. Les intérêts de la circulation pouvaient donc être sauve- à
gardés entièrement en même te1nps que ceux de Parcliéologie. `
Le Comité soumit les considérations énoncées ci­dessus au Gou-
vernement, et il fut décidé qu’on coinmenecrait à ouvrir la percée ·
21 cöté dc la porte sans touolier 21 celle­ci, aiin de s’assurer s’il L
était possible de conserver sans trop (lilIlGOHVéHl.Bl1)ES pour la cir­ ,
culation, ce vieux monu1ne11t si interessant au point de vue de
Phistoire de l’art militaire. 1
Cependant quelques habitants de lVyck , prétextant que l’ou­
verture d’une percée porterait le coura11t de la population rurale,
qui visite la ville les jours de marclié, d’un cöté de la rue plutöt
que de l’autre (I), se mirent a pétitionner pour obtenir la démoli­
tion de la porte, et sans attendre le résultat de cette Clélïlätïüllê
quelques individus commencerent eux­mê1nes les travaux de dé-
molition. On 6l1lGV‘ä1 u11e partie du parapet moderne, et une p
douzaine de pierres formant l’arc de la porte du cöté de la ville. E
Loin de sévir contre les auteurs de cet acte de vanda­ g
lismc, le Grouvernement argumenta de Penlèvement de quel­ g;
ques rares pierres qui auraient faoilement été rcmplacées, ä
pour déeider que la porte de W yck, étant désormais totalement `
abïmée, serait déinolie saus retarfll C’est ainsi que la mollesse E
du Gouvernement sacritia sans aucun motif plausible une de nos {
construetions militaires les plus ourieuses. ;‘
Bien plus grande était Pimportance de l’2tl1Cl€>lll1€ tour située g
pres du cl1oeur de l’église de St-Martin a /77yc/s. La fabrique de X
cette église 'avait depuis longtemps désiré la disparition de ce
respectablc nionument qui datait du commencement du XHIC siècle
(probablement de 120-L) et qui par sa conservation a peu pres
intacte otïrait un exemplairc excellent des constructions militaires
du moyeiräge. Le motif de ce désir était fort juste aussi long- `
temps que cette tour co11servaitla destination de poudrière. Mais
on avait obtenu, il y a plusieurs années, l’enlèvement des pou-
dres et pour plus de sureté le transfert du bàtiment même au E
ministère des iinanees. Cependant on continuait à demander sa
dé1nolitio11, sous prétexte que la tour gàtait l’aspect de l’église.
(lette appréciation était complètement erronée, et ne peut que té-
moigner du manque de gout de ceux qui liélllétlïtlêlll. La position
de la tour était telle, qu’elle ne cachait la vue de l’ég]ise, que
pour celui qui se serait placé au beau milieu de la Meuse: de
tout autre endroit, on voyait les deux monuments l’un à cöté de _
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