HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 97

JPEG (Deze pagina), 599.70 KB

TIFF (Deze pagina), 4.03 MB

PDF (Volledig document), 79.43 MB

l SECOND LIVRE BLANC ALLEMAND i
, l Le lieutenant­colonel m’ayant demandé comment cette
J action serait interprétée par nous, je lui répondis que, au
l point de vue militaire, elle ne pourrait qu’être lavorable;
mais que cette question d’intervention (relevant) relevait
également du (domaine) pouvoir politique et que, dès lors,
j’étais tenu d’en entretenir le ministre de la Guerre.
g M. Barnardiston me répondit que son ministre à Bruxelles
A en parlerait à notre ministre des Affaires étrangères.
ï Il continua dans ce sens : Le débarquement (de nos) des
, troupes anglaises se ferait sur la cote de France, vers Dun-
] kerque et (lalais, de façon à hàter le plusfpossible le mouvc­
l ment Le débarquement par Anvers emanderait beau-
coup plus de temps parce qu’il faudrait (disposer) des
· transports plus considérables et, (que) d’autre part, la sécu-
rité serait moins complète.
Ceci admis, il resterait à régler divers autres points,
, savoir : les transports par chemin de fer, la question des
réquisitions auxquelles l’armée anglaise pourrait avoir
recours, la question du commandement supérieur des forces
alliées. ­
ll s’informa si, (durant la traversée et les transports,) nos
dispositions étaient (prises) sufüsantes pour assurer la déiense
du pays durant la traversée et les transports des troupes
anglaises, (qu’) temps qu’il évaluait à une dizaine de jours.
Je répondis que les places de Namur et de Liége étaient à
. l’abri d’un coup de main et que, en A jours, notre armée de
, campagne, forte de xoo.ooo hommes, serait en état d’inter­
J venir. (- ce qui lui donna complet provoqua) ·
(En me_quittant,) Après avoir exprimé toute sa satisfac-
j tion au sujet de mes déclarations, mon interlocuteur insista
ii sur le fait que : 1° notre conversation était absolument
jg confidentielle; 2° (qu’) elle ne pouvait lier son Gouverne-
Q ment; 3<> (que) son ministre, l’l§tat­major général anglais,
lui et moi étions seuls, en ce moment, dans la confidence;
_ f lp il ignorait si son souverain avait été pressenti.
l:
E =!<
gg rt ¥
j, Dans un entretien subséquent, le lieutenant­colonel Bar-
« nardiston m’assura qu’il n’avait jamais reçu de confitlences
(1) Ici se place le renvoi, avec, cu marge, Pajouté de la main du gónéral
g Duearne ; « L’enu·ee_«les Anglais en Btlglque ne se ferait qu‘après la viola-
i tion de notre neutralité par 1 Allemagne. »

l
.