HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 89

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l
{ SECOND LIVRE BLANC ALLEMAND
frontière vers Longwy pour gagner l’Allernagne. Elle pénó~
' trerait tout de suite chez nous, venant du nord­ouest : cela
1 lui procurerait l’avantage de pouvoir entrer en action sans
retard, de rencontrer l’armée belge dans une région dans
p I laquelle nous ne pourrions nous appuyer sur aucune forte-
resse, pour le cas ou nous voudrions risquer une bataillc.
Cela lui permettrait d’occuper des provinces riches en res-
sources de toute nature, d’empêcher en tout état de cause
notre mobilisation, ou de ne la laisser se faire qu’après un
I engagement formel de notre part de ne réaliser notre mobi-
lisation qu’au prolit de l’Ang eterre et de son alliée.
{ « L’obligation s’impo•e de dresser à l’avance pour cette
Q éventualité un plan de combat de l’armée belge. Cela nous
I est imposé autant par l’intérêt de notre défense militaire que
par la direction de notre politique extérieure dans le cas
d’une guerre entre l’Allemagne et la France. »
Ces explications, qui émanent d’un milieu exempt de
toute prévention, établisscnt de façon convaincante e fait
que cette même Angleterre, qui aujourd’hui se pose en pro-
tectrice de la neutralité belge, a déterminé la Belgique zi
prendre parti exclusivement en faveur des puissances de
l’Entente et que, à un certain moment, elle a même pensé à
violer la neutralité hollandaise. En outre, il en ressort que
le Gouvernement belge, en prêtant l’oreille aux suggestions
anglaises, s’est rendu coupable d’une grave transgression des
devoirs qui lui incombent comme puissance neutre. L’ac­
_ complissement de ces devoirs ent exigé que le Gouvernement
belge, dans ses plans de défense, eüt prévu également la
1 violation de la neutralité belge par la France et que, en prévi-
' sion de cette éventualité, il eüt conclu avec l’Allemagne des
accords analogues à ceux qu’il a conclus avec la'France et
l’Angleterre. Les pièces découvertes fournissent la preuve
documentaire d’une connivence belge avec les puissances de
l’Entente, fait connu des milieux dirigeants allemands long-
temps avant la guerre.
Elles servent à justifier notre action militaire et à confir-
mer les informations parvenues au commandement de l’ar=
, mée allemande sur les intentions françaises. Qu’elles ouvrent
les yeux au peuple belge, en lui montrant à qui il doit la
catastrophe qui maintenant s’est abattue sur ce malheureux
Pays <‘)·
(1) A cet article offïcieux, le Gouvernement belge répondit par une note ’
ofücielle du ig octobre 1914 (deuxième Livre gris belge, n¤ gs) que le Gou-
vernement allemand, suivant son procédé ordinaire, omet de reproduire.