HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 88

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86 LES POURPARLERS DIPLOMATIQUES à
gij parti exclusivement en faveur des puissances de l’Entente.
M Dans son rapport très circonstancié, daté du 23 décembre y
lt IQII, et dont la publication complète,demeure réservée, le 1
baron Greindl expose que le plan de l’Etat­ma_]or belge à lui I
1; communiqué, en vue de la défense de la neutralite belge .
dans une guerre franco­allemande, ne s’occupait que de a
1§ question des mesures militaires á prendre dans Yéventualité
lg d’une violation de la neutralité belge par l’Allemagne.
Mais, dit~il, Fhypothèse d’une attaque française de l'_Alle­­
1 magne à travers la Belgique est exactement aussi vra1sem­ |
blable. Le ministre dit ensuite textucllement : « Du cote
‘f français, le danger ne menace pas seulement par le sud du
i Luxembourg. Il existe pour nous sur toute l’étendue de i
‘1 notre frontière commune. _
Q « Pour une telle affirmation nous n’en sommes pas réduits
ï ä de simples présomptions, nous possódons des preuves posi-
; ives.
E « ll est hors de doute que l’idée d’un mouvement envelop-
ii pant par le nord est au nombre des combinaisons de l’En-
lg tente cordiale. Si cela n’éta1t pas? le plan de l`ort1lier_ Fles-
l T singue n’aurait pas provoqué de S1 bruyantes protestations a
l Paris et à Londres. On n’y a nullement dissxmulé le motif
§ our lequel on désirait que l’Escaut restàt sans défense. Le
l lint que l’on poursuivait était de pouvoir faire passer sans -
E obstacle une garnison anglaise à Anvers, c’est­à­d11·e de_se
l eréer chez nous une base d’opérations en vue diune OHIGDSIYC
[ dirigée contre le Rhin intérieur et la V/'estphalxe, et ensuite 1
l de nous entrainer, ce qui n’eüt pas été d1ffic1le.·Car, apres
1 avoir livré notre refuge national, nous nous serions_ prives ;
3 par notre faute de toute possibilité de rés1ster aux exigences
i de nos problématiques protecteurs, après avoir eu l’1mpru-
E dence de les laisser y prendre pied. Les ouvertures aussi
l perfides que naïves du colonel Barnardiston, à l’epoque_ de
la conclusion de l’Entente cordiale, nous ont montré claire-
ment de quoi il s’agissait.
l « Lorsqu’il fut établi que nous ne nous laissions pas inti-
[ mider par le danger soiedisant menaçant d’une fermetlure de
g l’Escaut, le projet ne fut pas abandonué, mais modilie en ce 1
E sens que l’armée anglaise de seeours ne deva1tkplus_etre
Q xlébarquée sur la cóte belge, mais dans les ports trangais les
E plus proches. Ce fait est attesté aussi par les revelations du
eapitaine Faber, qui n’ont pas eté plus dementies que les
i renseignements des Journaux qui les ont con{irmees'et com-
1 plótées en quelques pO1I1ts. Cette armee anglaise, debarquee
i Calais et à Dunkerque, ne mareherait pas le long de notre

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