HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 87

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i SECOND LIVRE BLANC ALLEMAND
i On donnait à l’Etat­major belge toutes les indications sur
I la force et le fractionnement des corps de troupes anglais,
sur la composition du corps expéditionnaire, les points de
débarquement, avec une estimation précise du temps néces-
saire pour amener les troupes,,etc... C’est en s’appu_yant
sur ces renseignements que l’Etat­major belge a fait des
préparatifs détaillés en vue d’assurer le transport des troupes
anglaises dans la zone de concentration belge, leur canton­
A nement et leur approvisionnement. La coopération a été soi-
gneusement élaborée jusque dans les moindres détails. C’est
‘ ainsi qu’un grand nombre dïnterprètes et de gendarmes
F belges devaient être mis à la disposition de l’armée anglaise,
i et les cartes nécessaires devaient être fournies. On avait
même pensé à Vliospitalisation de blessés anglais;
Dunkerque, Calais et Boulogne étaient prévus comme
l points de débarquement des troupes anglaises. De là leur
l transport dans la zone de concentration devait être assuré
f au moyen du matériel des chemins de fer belges. Le débar­
’ quement projeté dans des ports français et le transport á tra-
l vers le territoire français prouvent que les accords anglo-belges
ge avaient été précédés d’un accord avec l’Etat­major français.
Les trois puissances ont établi les plans précis d’une collabo-
P ration des « armées alliées », comme on dit dans le docu-
èg ment. Ce qui le prouve aussi, c’est qu’une carte de la con-
;' centration française a été trouvée parmi les pièces secrètes.
jj L’écrit mentionné contient quelques observations d’un
F intérêt tout particulier. On dit, dans un certain passage, que
le lieutenant­c0lonel Barnardiston aurait fait observer que,
- pour le moment, on ne pouvait pas compter sur l’a pui de
a Hollande. Il aurait en outre fait savoir confidentieilement
que le Gouvernement anglais avait l’iutention de transférer
à Anvers la base des convois de ravitaillement anglais dès
que la mer du Nord serait débarrassée de tous les navires
de guerre allemands. En outre Vattaché militaire anglais
i suggéra Porganisation d’un service d’espionnage belge dans
la rovince rhénane.
g lgne pièce qui se trouve également dans les papicrs secrets
est pour nous un précieux complement au dossier militaire
découvert à Bruxelles : il s’agit d’un rapport du baron
Greindl, qui fut pendant de longues annecs ministre de
Belgique à Berlin, adressé au ministre belge des Affaires
étrangères, et dans lequel les arrière~pensées qui se dissi-
mulaient sous la proposition anglaise sont dévoilées avec une
grande sagacité; le ministre de Belgique indique aussi la
gravité de le situation que s’eet créée la Belgique en prenant
tl