HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 80

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78 LES POURPARLERS DIPLOMATIQUES M
tout commentairc sur ln dlclaration du ministre. Seules, les
dcux feuilles radicales Daily News et Manchester Guardian
expriment leur opinion dans de brefs articles de fond. Le
premier de ces deux journaux accueille avec satisfaction les
paroles de Sir Edward Grey et dit qu’elles sont assez nettes .
pour dissiper toute équivoque. L’Angleterre n’est pas, dit­il,
à la remorque de n’importe quelle autre puissance. Elle n’est
ni la vassale de la Russie, ni l’alliée de la France, ni l’enne­
mie de l’Allemagne. La déclaration est une leçon salutaire á
tl’adresse_des merpbrestde la PëB§Sï aéiggaiïe qàii ypudraieipt
aire croire U1 exise une ri e nene 1 eni ue a a
Triple Alliange. P q
En revanche, le Manchester Guardian n’est pas satisfait ·`
de la déclaration du ministère. Il critique sa forme entor- Ff
tillée et essaie de démontrer qu’elle autorise des interpréta­ g
tions qui n’écarteraient pas absolument l’existence de i
certaines conventions, peut­être conditionnelles, de même
naiqre que celles qui furent divulguées par la rumeur E
u x ue.
_ p Les? déclarations de Sir Edward Grey correspondent à y
une confidence faite par une personnalité de Pentourage g
immédiat du ministre : vg
, « Celui­ci pourrait affirmer de la façon la plus préoise et lt
Q la plus péremptoire qu’il n’existait aucune espèce d’aco0rd g
{ d’ordre militaire ou naval entre l’Angleterre et la France, i
[ bien quc cette dernière eüt à plusieurs reprises manifesté Q
Q le désir d’en conclure. Ce que le Cabinet anglais avait refusé V
§ à la France, il ne l’acc0rderait pas à la Russie. Aucune ;
i äanvention navale n’avait été ni ne serait conclue avec la `
i USSIC. D
l
l
{ VI
E juin xgzli.
I Il est manifeste que Sir Edward Grey a éprouvé le besoin
V de contredire sans retard et énergiquement les commentaires
{ du [Manchester Guardian sur la réponse donnée par lui au E
i sujet d’une prétendue entente navale anglo­russe. La West- _x
l minster Gazette donne en première page et par la plume
Q de Mr Spender, que l’on connaït comme l’un des amis poli- ,
l tiques les plus intimes de Sir Edward Grey, un démcnti `
dont la netteté ne laisse rien à désirer. On y dit : Il n’existe .
point de convention navale et il n’y a point de pourparlers
en perspective concernant une convention navale entre la {
Grande-Bretagne et la Russie. Tous ceux qui connaissent le ;
i