HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 78

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1 76 DES POURPARLERS DIPLOMATIQUES
l pour la première fois à Fétranger à titre officiel et qui même,
affirme­t­on, a quitté pour la première fois le sol anglais, ne
subisse à l’avenir les inlluenoes françaises plus vivement que
jusqu’ici.
I
P 111 ;,
juin 1914. i?
On me confirme le renseigncment qu’à l’oceasion de la
visite du roi d’Angleterre à Paris des conventions militaires J
entre l’Angleterre et la Russie ont été suggérées par la E
France. -­ Au sujet des préliminaires de ces conventions, V
~ j’apprends de source sure que c’est M. Iswolsky qui en fut
l Finstigateur. Uambassadeur avait eu l’idée de profiter de l
l Penthousiasme ue l’on attendait des journées de Paris pour ?
transformer la lfriple Entente en une alliance analogue à la
Triple Alliance. Si à Paris et à Pétershourg on a {ini par se
E contenter de moins, il semhle qu’on y fut déterminé par l
l cette considération qu’en Angleterre une importante fraetion
de l’opinion publique demeure nettement réfractaire à la l
eonclusion de traités formels d’allianee avec des puissances °;
§à étranqères. En présence de ce fait et bien que les Jreuves il
Q; abondent que la politique anglaise manque de toute force de {2
l résistanee à l’égard des influences de l’Entente (je me per- fl
Q mets de rappeler la docilité dont récemment l’Angleterre a ll
ll fait preuve à l’égard de la Russie à propos de la question de Qi
la mission militaire allemande en Turquie), on a craint mani­
festement de brusquer les choses. On a préféré adopter la
á tactique d’une marche lente, progressant pas à pas. Au ‘
Conseil des ministres anglais, Sir Edward Gre a défendu e
avec chaleur la suggestion franco­russe et le (gabinet s’est
al rangé à son opinion. Il a été déeidé d’envisager tout d’abord 1
‘¤ une entente navale : les pourparlers devront avoir lieu à .
ti Londres entre l’amirauté anglaise et l’attaché naval russe. t
ll ­­­ La diplomatie russe et française est très satisfaite d’avoir ·
i1 enlevé ainsi, par un nouveau coup de main, l’assentiment
ll des hommes politiques anglais. On considère la conclusion `
l d’un traité formel d’alliance comme n’étant plus qu’une S
ïê question de temps. Pour amener plus rapidement ce résultat, g
i on serait même disposé, à Pétersbourg, à faire à l’Angleterre
1 quelques concessions apparentes dans la question de la
f Perse. Les divergences d opinion qui dans les derniers temps fi
I ont surgi à cet égard entre les deux puissances ne sont pas gi
i encore réglées. ­­­ Pour le moment, on S,BfllO1‘CC en Russie
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