HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 77

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SECOND LIVRE BLANC ALLEMAND
rappelé que dans ces dernières années les autorités mili-
T taires et navales de la France et de la Grancle­Bretagne
s’étaient consultées de temps en temps; qu’il avait toujours
été entendu que ces consultations ne restrcignaient pas la
liberté pour chaque gouvernemont de décider dans l’avenir
s’ils se prêteraient l’un l’autre le concours de leurs forces
armées; que de part et d’autre ces consultations entre spé-
cialistes n’étaient et ne devaieut pas être considérées comme
G des engagements obligeant nos gouvernements à agir dans
Si certains cas; que cependant je Vous avais fait observer que,
si l’un ou l’autre gouvernemenï avait de graves raisons d ap-
préhender une attaque non provoquée de la part d’une tiercc
puissance, il deviendrait essentiel de savoir s’il pourrait
compter sur l’assistance armée de l’autre. Votre lettre
répond à cette observation; je suis autorisé à vous déclarer
que, dans le cas ou l’un de nos gouvernements aurait un
motif grave dïappréhender soit l’agression d’une tierce puis-
sance, soit quelque événement menaçant pour la paix géné-
rale, ce gouvernement examinerait immédiatement avec
l’autre si les deux gouvernements doivent agir de concert
en vue de prévenir Fagression ou de sauvegnrder la paix.
Dans ce cas, les deux gouvernernents délibéreraient sur les
mesures qu’ils seraient disposés à prendre en commun; sê
ces mesures comportaient une action, les deux gouverne-
ments preudraient aussitót en considération les plans de
leurs états­ma_§ors et décideraient alors de la suite qui
devrait être dounée à ces plans. »
... mai xgrá.
i- Au sujet des résultats politiques de la visite du roi d’An-
( gleterre à Paris j’apprends que Sir Edward Grey ot M. Dou-
t mergue ont examiné une série de questions politiques.
D’autre part, le Gouvernement français a suggéré de com-
. pléter les accords particuliers qui existent au point de vue
J militaire et politique entre la France et l’Angleterre par des
t­ accords analogues entre l’Angleterre et la Russie. Sir Ed-
ward Grey a aceueilli l’idée avec sympathie, mais s’est dé-
Q claré incapable de prendre aucun engagement sans consulter
j le Cabinet anglais. L’accueil qui a. été fait aux hótes anglais
·ï par le Gouvernement français ainsi que par la population
ï parisienne aurait fait une vive impression sur le ministre.
On peut craindre que l’hoinme d’Etat anglais, qui a séjourné

Ci