HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 66

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ll 64 LES POURPARLERS DIPLOMATIQUES l
« Je me suis servi pour mon télégramme de la voie via
Stockholm, par le Nordisk Kabel, comme plus sure que ‘=
l’autre. Je conlie cette dépêche sl un courrier privé qui la g
mettra á la poste en Allemagne. rg
w . , . . . l
« Veuillez ngreer, Monsieur le Mimstre, les assurances de s
i k mon plus profond respect.
« B. mz L’Esc».n.x.n. »
il . ` . , . , 3
Pg Pour nous calomnxer, et déformnnt n dessein la reahtc dos ·
i faits, nos ennernis déclarent aujourd’hui au monde entier ¢
que les puissnnces de la Triple Entente n’avaient eu en _vue,
_]usqu'au dernier moment, que Ile maintien de ln paix umver-
[ selle, mais qu’elles avment éte contraintes à la guerre par g
l’attitude rogue de l’Allemagne, qui nurait rendu tout
it accord impossible : dans son sauvage désir de conquete, _
tp l’Allemagne aurait voulu la guerre à tout prix. _ f
En réponse à ces afflrmations, le document c1­dessus dè
gi; fournit la preuve précieuse que, le 30 juillet, donc deux
,i[ï jours avant la mobilisation allemande, les cerclcs diploma-
lig tiques de Pétersbourg avaient la conviction que l’Allemagne 4
lt avnit fait, aussi bien à Vienne qu’à_Pétersbourg, les plus 3
‘{g rands elforts our localiser le conllit austro­serbe et our g
pit] g · p • , P A
pw comurer une contlagration generale (*). En outre, ce rapport ä
dll est pour nous d’un grand prix parce qu’il prouve que ces
mêmes cercles étaient persuadés dès ce jour­là qu’en assu- `
ram. qu’elle ne resterait pas neutre dans une guerre éven- à
g ;· tuelle, mais qu’elle soutiendrait la France contre l’Allemagne, {
2; l’Angleterre avait fortilié le parti russe de la guerre ('): elle
ig aurait contribué ainsi d’une façon essentielle à déchaïner les l
hoslilités.
P*’ Enfin ce document est encore intéressant pour nous, parce _
g;ue son auteur dilplomatique croyait devoir informer _son
gr ouvernement qu’i considerait comme peu dignes de fox les
assurances de la Russie prétendant qn’c lc n’avait nppelé les
troupcs sous les drapcaux que dans quelques gouvernements,
ig mais que la mobilisation générale n avait pas lieu.
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(1) M. B. de L’Escaille nc dit nnllement cola. En fait d'opini0n commune
ik des cercles diplomatiqucs de Saint.·Pétersb0urg, il dit seu ement que _l’op1­
ti nion des cegc es diplomatiques est que ¢ tout espoir de solution paciilque
‘5 parait écart •.
(2) Mème remarque : M. de L’Escaille donne seulement une opinion per-
sonnclle guïltprésente d'ail1eurs comme « incontestable », mais sans dire
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