HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 64

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62 LES POURPARLERS DIPLOMATIQUES jl
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de la poste : « Retour pour cause d’état de guerre. » La
gl lettre y resta en soulïrance et, à l’expiration du délai pres- iï
crit, elle fut ouverte officiellcment par la Direction superieure
ïgt des Postes impériales, à Berlin, en vue de découvrir l’expé­
L diteur. Dans Fenveloppc extérieure s’en trouvait une autre, ä
‘§ portant cette adresse : ä
ä
l * .
H 1 Son Excellence Monsieur Davzgnon, g.
* @ Ilfinzlstre des Ajëzires élrangères.
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Comme cette deuxième enveloppe ne portait pas non plus
le nom de Vexpéditeur, elle fut également ouverte. On y 5
trouva un rapport officiel du charge d’alIaires du royaume
de Belgique á Pétersbourg, M. B. de L’Escaille, concer­ j
f. ‘ nant la situation politique en cette ville au 30 juillet dernier.
§ En considération de son importance politique, le rapport fut ti
l i remis par la Direction des Postes impériales au ministère des Q
k ‘ Alïaires étrangères.
I Le rapport est ainsi conçu :
I l
Légation de Belgique à Saint-Pétersbourg. 3
E
ii 795/402
SITUATION POLITIQUE
lj . 30 juillet xgxh.
« Monsieur le Ministre,
i al i
l « Les journées d'hier et d’avant­hier se sont passées dans
i l’attente dïêvénements qui devaient suivre la déclaration de
,1 guerre de l’Autriche­Hongrie á la Serbie, Les nouvelles les
gg i plus contradictoires ont circulé sans qu’1l soit possible de g
_l démêler exactement le vrai du faux touchant les intentions
E ’< du Gouvernement impérial. Ce qui est incontestable, c’est
l E que l’Allemagne s'est eiïorcée, autant ici qu’à Vienne, de
lait trouver un moyen quelconque d’éviter un conllit général, Q
l ä mais qu’elle a rencontré d’un cóté l’obsti¤ation du Cabinet
l li de Vienne à ne pas faire un pas en arrière, et de l'autre la
l méfiance du Cabinet de Saint-Pétersbourg devant les assu­ .
{ rances de l’Autriche­Hongrie qu’elle ne songeait qu’à punir
{ la Serbie, et non à s’en emparer.
V « M. Sazonolf a déclaré qu’il était impossible à la Russie *
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