HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 55

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I
i L SECOND LIVRE BLANC ALLEMAND
I avant la guerre, de la connivence de la Belgique avec
les puissances de l’Entente. >>
Le 2 decembre 191/;, au Remhstag, le Chancelier de
’ l’Empire consacre cette calomnie de son autorite :
l’Allemagne n’a rien à se reprocher puisque ses armóes
en penetrant en Belgique n’ont trouve a fouler que le
sol d’un Etat qui n’etait déjà plus neutre depuis long-
L temps (Voir Annexe n° I, pages 117-118).
[ Cette these est nouvelle dans la bouche du Chance-
v lier. Elle est en contradiction avec l’aveu solennel de
T la culpabilite de l’Allemagne’qu’1l a t`a1t le Z1 aoütugiá,
en ce même Remhstag, ou c est mz-untenant sa victime
qu'il charge du crime. Le Chancelier sent qu'il faut
essayer d’accorder ces deux afürmations. Dans ce des-
sein, il n’hes1te pas à pretendre que sa declaration du
Z; aoüt ne correspondait pas à sa pensee intime et a ete
! dictee par des considérations de tactique : déjà alors, il
l existait des presomptions de la faute de la Belgique,
g mais on n’en possedait pas de preuves formelles; et
{ pu1s, 1l fallait, par intérêt militaire, essayer d'ama­
douer la Belgique pour Pamener a renoncer à toute
resistance armee.
Or, le Chancelier oubliait que, dans sa déclaration
du Z; aoüt, 1l ne s'éta1t pas borne à faire l’aveu de l’in­
justice dans des termes qui ne laissent place à aucun
l doute; il avait encore formellement atteste qu'il par-
lait sincèrement (') : << Le tort ­- je parle ouver-
(1) Le texte du discours du Chancelier à la séance du 4 aoüt 1915 pré-
ecnte des dill`eren.ces de termes dans les ublications allemandes ui l’ont
rc roduit‘ P q
La brochure française : A propos de la guerre, correspondant à la bre-
chure allemande : me Wahrlzezt aber den Kreeg, donne le texle ci-après :
u Messieurs, nous sommes à present en défense légitime et necessité 11*:1
point de loi! Nos troupes ont occupé le Luxembourg et ont peut,-être deja
mis le pied sur le territoire belge. Messieurs, cela est contre les lois du
droit international. Le Gouvernement français u déclaré à Bruxelles vou-
I loir respecter la neutralite de la Belgique, tant que l’advcrsai1·e la respec-
tera. äoiàs esaviqns que la France üêtait prête à 3'invasion. La France
[)0lV{ll ll Il I'. HIBIS B01! p8S IIOUS. H6 UIVHSIOH Fall aise d3IlS t'
ilanc au bas Rlnii auraxt pu être désastreuse. Aussié•.io1‘i:s­n0us lbrciêlg
passer qutrïélqvant les protestatxons Justillées des gouvernements luxem-
1 OUPQBOISO C C.
, « Le tort ­­- jiie parle ouvertement -­­ le mrt que nous faisons par celu,
' 1 nous chercherons le répurar, 8llSS1l,óI que notre but militaire sera utteint.