HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 53

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SECOND LIVRE BLANC ALLEMAND 51
l uerre en commuzz à Z'AZlemac ne li ,t la Be/( fr uc à
u 9 J > WL J [
g l’Angleter·r·e et faisant de la Belgique à la fois un
membre actzf de Za coalztzon contre l’Allemagne et la
l vassale de l’Angleter·re.
ï ll en résulte que, lorsque après cela, le 17 aoüt 1g15,
E la Nordd. Allg. Zeztg aftirme, en réponse à S1rE. Grey,
que, << du cóté de lAllemagne, on na Jamais dit que
{ la Belgique eüt vendu sa neutralité à l’Angleterre ni
qu’elle eüt forgé un complot avec' elle contre l’Alle-
ïï magne », la Chancellerie impériale, dont ce journal est
E le orte- arole officieux, man ue à cou sür de mé-
, P P ‘l_ _ , P
‘ moire et très probablement de s1ncér1te.
Le fait devient encore plus sensible lorsque, après la ‘
collection de la Nordd. Allg. Zeziäy, on prend le temps,
f que nous n’avons pas ici, de feui leter celles d'autres
‘ Journaux allernands importants, par exemple de la
’ Kölmsc/ze Zezhmg, ou de la Vosszsche Zeztung, qu1
' ouèrent souvent eux aussi le role d'or anes officieux
J » » 9
l 5 du Gouvernement allemand
t
IX
I
L 40. Du reste et d’une manière générale, lorsque l’on
procède au dépouillement attentif de la presse alle-
I mende oflicieuse, l’une des ehoses qui frappent le plus
l esprit, c est l inconstance singuliere du Gouvernement
’ 11 allemand dans ses affirmations au sujet du cas de la
’ Q Belgique. Successivement on l'a vu avancer des thèses
? inconciliables entre elles.
‘ l Le [1 aoüt IQIA, au Pteichstag, le Chancelier de l’Em­
1
t .l -·%-
i (1) Le 3 novembre 1915 encore, la Vossischc Zeitung, oubliant sans doute
5 { le nouveau mot d’ordre donné par la Nordd. Ally. Zeitg du 17 aoüt 1915,
w répétait derechef Sm 562) :
F » « Malgre tous_ es démentis du llavre on peut tranquillement aflirmer
t t` qïlê les I1€gOCl3tl0YlS BVBC liattêlüllê Hlllltàlfè 3.l'1glillS 011 lQ06 et les p0llI‘­
I arlers com lémentaires de 1 Il étaient lus qu‘une CllSCl1SSl0ll acade-
P P 9 P
l· 5 mique. On peut même afürmer qu’il existait des conventions plus étendues
L { encore, qui nelfont connues non seulement du peuple belge mais non plus
duPa1·lement elge. »
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