HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 39

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l SECOND LIVRE BLANC ALLEMAND 37
VII
29. Au mois de mars 1915, à la suite d’une nouvelle
protestation du Gouvernement belge ([1 mars 1915,
. deuxième Lzvrc gris belge, n° 103) et en présence du
I scandale provoqué dans la presse du monde entier tant
1 par la découverte de la machmation que (par l’1mmense
` dilïusion des documents falsifiés, e ouvernement
1 allemand se vit contramt, bon gré mal gré, de présenter
HHC Gxpllcatlon.
Elle ne fut d’ailleurs quecparhelle : la Chancellerie
impóriale chargea la Nord . Allg. Zeztg (n° (39 du
IO mars 1915, zw. Ausgabe, p. 1) de direque pour le
·mot << conversation » traduit par Ab/sommen (conven-
tion), il y ava1t eu s1mplement une « erreur de lecture »,
I - d'ailleurs sans conséquence - << due à la mauvaise
écriture du général Ducarne » (‘).
30. Excuse mensongere et on ne peut plus maladnoite
(1) Voici le texte intégral de cette « justiiication » tardive :
« mvcoam mes noqunmms across
« Les hommes d’Etat du Havre, trois mois après la publication des docu-
` xnents trouvés à Bruxelles au sujet de la violation de la neutralité de la
Belgique, publient dans les journaux français u11e déclaration, qui se fait
. moins remarquer par Ie bien­fondé de so11 argumentation que par son ton
injurieux. Le « mensonge érigé C11 système » du Gouvernement allemand,
est développé dans cette déclaration avec la phraséologie française bien
connue; il est opposé à Pirréductible honnêteté du Gouvernement belge.
« On peut comprendre aisément que les hommes d’Etat belges doivent
avoir recours à des phrases bruyantes, la ou les arguments leur font
dófaut; leur surprise, en eilet, aura du être grande quand ces documents,
pour eux si pénibles et si gènants, ont été publiés d’une fagon qui exclut
tout doute sur leur authenticité.
« ll faut à (peine prendre au sérieux le fait que le Gouvernement belge
· croit pouvoir éprécier la valeur d’ense1nble des documents, par des coups
d’épingle contre le traducteur. - C’est ainsi qu’on fait le reproche qu’à un
, certain endroit du texte publié, le mot « conversation » ait été traduit
* par « Abkommen » ; on en dóduit naturellement une intention de tromper.
« ll est, en eifct, établi à present que, par suite de l’éCl`Il«LII`C très peu
lisible du tente original du rapport du général Ducarmc, Ie 1not « conver-
sation » a éte lu une fois « convention » et a été traduit en conséquence.
« La niaiserie de cette tentative consistant à vouloir faire d’uue faute de
traduclion sans consequence, une falsilication préconçue, ressort déjà de
la publication simultanée du fac­similé de la source, oü cliacun a pu
trouver le véritable terme. Le sens donné offlciellement au document par le
Gouvernement belge ressort sans aucun doute possible du fac­simiIé de la
l