HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 35

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SECOND LIVRE BLANC ALLEMAND 33
lg çais, le général avait tracé, lisiblement, cette phrase ;
g' « Notre conversation était absolument confidentielle;
Fl ` elle ne poavait lier son Gouvernement, etc... »
ä . . • •
5 La Chancellerie impériale, dans sa VCPSIOH allemande
de la Nordd. Allg. Zeitg, traduisit conversation par
I Abkommen, qui vent dire convention, de manière que
l le lecteur devait croire que la Belgique avait contracté
t un vrai traité d’alliance avec l’Angleterre ; elle tradui­
sit, en outre, << était » par « serait absolument conti-
* dentielle >>; << ne poavazt lier » par << ne [ierait pas ».
g Cette altération fut répétée ensuite, des semaines et
= des mois durant, par tous les journaux allemands et
g germanophiles; elle fut réitérée dans les traductions du ‘
document que la propagande allemande édita en une
foule de langues étrangères.
g Par exemple, la traduction hollandaise (brochure
§ jaune éditée à La Haye, chez B.­W.-E. Wijnmalen,
f rgrli, p. 3) rend le mot conversation par overeenkomst
(convention).
ä 25. La Nordd. Allg. Zeitg aggrava cette altération
* par deux autres :
a) Dans son brouillon, le général Ducarne avait,
’ comme nous l’avons dit, récisé avec soin la portée de
, l'entretien : << L’entrée dies Anglais en Belgique ne se
ferait qu'après la violation de notre neutralité par l’Al­
‘ lemagne. » Il avait écrit cette phrase dans la marge,
mais sous un signe de renvoi indiquant qu’elle devait
E s’intercaler dans le texte proprement dit, dont elle fai-
£ sait partie intégrante. La Nordd. Allg. Zeitg, tradui-
sant, avait dès ors le devoir de suivre cette indication
e de l’auteur et d’intercaler la traduction allemande de
la phrase dans le corps de la traduction du document,
t à l’endroit indiqué par le signe de renvoi. Au lieu de
cela, elle la traduisit séparément et la plaça à part,
tout à la jin da document, en l’appelant une cc anno-
. tation marginale » (Randvermerk), faisant croire ainsi
que c’était a réflexion d’une tierce personne qui aurait
t annoté, après coup, la pièce en la lisant. Cette altéra­
_ tion de texte, qui est l’équivalent d’un faux, fut réi-
; térée par les agents de la propagande allemande, dans
93. uva: m.u«: Ansmann 3
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