HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 33

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E
SECOND LIVRE BLANC ALLEMAND 31
ä 23. Au reste, et en fait, le Gouvernement belge a­t­il
manqué au devoir, que lui recommandait le comte
GPBlHdl, de SG Pl‘éIl’ll1l'llI` COIllZI‘0 L‘OLLli€ 3QI‘€SSlOI1 de
quelque cóté qtfelle pál venir?
§ A cette question, répondent entre autres les dlS§0Sl­
tions résultant de la réforme militaire de 1912-191 , en
ce qui concerne la mobilisation et la concentration de
_ l armée belge. La mobihsation s’opera1t, en quelque
i sorte, Sl1I‘ place la CODCGIllZI‘3.t1OH S6 f£l1SEl1iL BD ql13.lZI‘6
FOIIHS géographiques CllOlS1S GD VUB de I‘éPOIl(lI‘6 à ilOl1lZBS
;. es hypothèses d’attaque possible soit de la part de
l’Anglete1·re, soit de la part de la France, soit de la part
de l’Allemagne. De ces quatre points, un seul regardait
Q lAllemagne(L1ége), deux (Namur et Mons) regardaient
la France, le quatrieme (Gand) l’Angleterre (‘).
Y « ,
perxl mena ant la sécurittde Ia Belgique le chan ement ui lui est a aru
vers la fin äeson séjour, dans l’état des esprits eçii Allemggne. pp
_ D'une manxère générale, le comte Greindl, dans ses rapports, défcnd sans
1; cesse, avec une conviction, une (gravité et une énergie singulières, la néces­
ë site abs0lue_p0ur la Belgique e développer ses moyens de défense mili-
Q taire proportionnellcment a sa population et à ses ressources. Il l`utl'uI1 des
d1pl01nates'belges_qui insistèrent le plus sur les dangers inhérents à la
gl sitpïtion geographiqqe du pays. Il puàsait dan;. son expeiäence mèmebde la
.4 po 1 ique e senumen qu'i est sage etenir asainteté es traités a ritée
;~ derrière un solide rempart de baionnettes. Nul doute ue ses rapports et
avis n’aient exerce une iniluence considérable sur la dtäcision et le vote en
*. 1912-1913 de la loi de renforcement de la défense nationale. A ce p)oint de
vue,_lorsque la correspondance du comte Greindl pourra être pu liée, la
, Belgique ä retrouvära aqec {opnheär %’expression,lïouve1H; lapidaire, ges
[ principes e sa mei eure raci ion 1po1natique,te e u'e e a été éta lie
g pïir leï ltondateqrs de son indépendance et entretenue pqar ses patriotes les
J, p us c airvoyan s.
P (1) g LedGguüerne11;ent du Roi avait ätablä le planddeäéorgaziisation (de
, armee e e_ e_s0r e que meme pen ant a pério e e tmxisformation
‘ ¥ar1ïi'ee pouvaxt etre à tout inoment mobilisée et rassemblée avec sürcté et
Bl 8.Cl l (3...
· gEn temps de paix, l'armée de campagne, qui comprenait, en ordre
i principal, six d1vis1onsd’armée et une division de cavalerie, avait ses quar-
‘ tiers generaugc localises comme suit : 1w divisionà Gand; 2C division à An-
` äïs ; 3c lgiviïonda Liege [pe diviïion àNamu1·; 5c division à Mons ; Gc division
ey ruxe es. a 1v1s1on e cava erie avait son quartier general à Bruxelles.
'« Les positions de concentration avaient été choisies en vue d‘assurer la
( defense du territoire, tout en se coniformant strictement aux obliqations
qu xmposait a la Belgique sa neutralite, déiinie par les traités de r83g.
( « En elfet, les 1{E, 3e, lp et 5e divisions remplissaient les róles d’avant­
. garde et se trouvaient placees respectivemeut dans chacune des directions
‘ ’ou un peril pouvait menacer la Belgique :
« lia ärcddivision, ouddivisionddeä Flandres, 1ïgäI‘dà%tl’AHgl€£8FFB ;
1 « a = ivision _ou ivision e iége, regar ait l'A lemagne ·
« Les As et 5c divisions regardaicnt la France, la 4¤ devant faire face à une