HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 32

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30 LES POURPARLERS DIPLOMATIQUES
fl ;_ Le comte Greindl émit l’avis très net que l’hypothèse E
d’une violation de la neutralité belge par 1’Angleter1·e
li et la France éta1t, pour le I1’101l'lS, tout HHSS1 vralsem-
blable que celle d’une telle violation par l’Allemagne, Q
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li Gl; qllè, des lors, la PI‘U.d€l’1C6 POl1lJ1qllC 1IIlpOSH1t 811
Gouvernement le devo11·... de qu0i‘?... De s'abstenir de
1 préparer de cette façon la défense du pays ? Nullement :
al ma1s de completer cette préparation, en faisant étud1er
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a celu1 qu1 ve11a1t de lu1 être soumls mals v1sant la 1
seconde hypothese d’1nvas1on : lïnvasion franco­an­
gla1se. Le pays devait, en eH`et, d1sait le comte Greindl,
se prémunir contre tous les pér1ls, d’of1 qu’ils pussent
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al M. Waxvveiler affirme, en outre, que le comte
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gl; Greindl lo1n d’etre en désaccord avec le Gouvernement E
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exprimait au contra1re exactement le Jugement des ä
lt dirigeants de la pol1t1que belge et que, deja en 1906, 1;
l notamment, cette parfaite communauté de vues ava1t li
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qua ce document au baron Greindl, dont les sympathies pour l’Allemagnc
etaient connues, est une äxrésomption de plus que le Gouvernement belge `
n'a jamais eu l'intention e se lier e11 secret à la Triple Entente ; la lettre
du baron Greindl montre d’ailleurs q‘u’il avait été mis aussi, précédemment, ‘
au courant des entretiens de 1906. a remarque est d’autant plus impor­ i
tante à faire que le Gouvernement allemand n’a cessé d’0pposer le baron 1
E Greindl au Gouvernement belge, dont il était Penvoàré, alla11tjusqu’à repro- :1
,1 cher à ce Gouvernement d’&V0ll‘ méprisé les avis u diplomate et de s’en l
être écarté pour négocier et traiter en secret avec la Triple Entente. _
Q (1) Il serait aussi déraisonnable qu’injuste de se faire une opinion des q
à idees du comte Greindl uniquement d’après les rapports ou passages des V
ä rapports de l'ancien ministre de Belqjique à Berlin qu’il a convenu au Gou­ ;
vernement allemand de livrer, entre eaucoup d’antres, à la publicité. 1
ä Déjà le choix de ces rapports ou extraits de rapports est suspect au plus
haut point: on devine dans quel esprit il a été fait. C’est ainsi que la Nordd. 1 ;,
Allg. Zciig, en reproduisant une partie du rapport du 23 décembre 1911, "
. a eu soin de ne pas dire à ses lecteurs que ce document débute par eer- )
taines considérations sur le « péril allemand », auxquelles le comte Greindl
p ne trouve rien à reprendre. "
E D’autres circonstances encore appelle11tl'attention.
" Le comte Greindl, après avoir servi son pays avec honneur pendant ein- `·
quante années et, en dernier lieu, représenté la Belgique à Berlin de 1888
· à 1912, a pris sa retraite deux ans avant le début de la guerre (F2 mai p
1912); si, durant la plus grande partie de son temps de mission à Berlin,
il a fait conüance à la oliti ue de 1'Empire, 1l a aussi dénoncé, comme un
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