HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 30

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lil ~ E
gt 28 LES POURPARLEBS DIPLOMATIQUES i
de leur objet et de la nature des resultats auxquels ils i
pouvaient aboutir. A-
1`§ Quelle est donc Phypothèse? ·
li C’est exclusivement Veventualite d’une violation de E
la neutralite bel e par l’Allemagne.
Cette eventuaïte etait rendue plausible par l’allure
générale de la politique internationale à cette eploque
§ (on était au lendemain de l’alerte d’Algesiras). ’ot`fi- . in
cier anglais et le general belge n'ont eu de conferences
§ entre eux que parce que l’observation du cours des
evenements leur inspirait a tous deux la crainte d’une e
i agression allemande contre la France à lruvers la Bel-
gique. Ils n’ont cause que des consequences d’une telle
supposition. Il ne s’aqissait nullement, dans leur pen-
see, d’une initiative de guerre a executer en commun
ä contre l’Allemagne, mais d’une defense eventuelle de
la Belgi ue à organiser, d'accord avec les autres i
garants ele la neutralite belge, contre l'attaque alle- .
mande revue.
Le diicument analyse le dit en propres termes : il
tg s’agissait du << cas de la Belgique utlaquée >>, speciale-
ïg ment du « cas d’une agresszon de lu part de l’Alle-
§;§ magne ayant comme objectif Anvers », du << cas d’une `
gt tmversëe de lu Belgique pour atteindre les Ardennes
irançaises ».
Et le redacteur de l’article officieux allemand pou-
vait d'autant moins hesiter sur le veritable but de
Vintervention anglaise consideree dans les entretiens, Q
g? que le rapport du general Ducarne dit expressement :
<< L’entree des Anglais en Belgique ne se ferait
N qu’uprès lu violation de la neutru ilé belge pur l’Alle­
1* ma IIB. »
Ci; de cette hypothese, qui est le fondernent de
ig tout l'entretien et qui seule peut en reveler la raison e ,*
lj d’être, l’expose de la Norclcl. Allg. Zeiig du 13 oc-
;`y tobre rgrli ne contient pas un mot dans sa première
!i partie (celle ou l’on resume la pièce); en n en parle
que dans la deuxième partie (ce le ou l’on en discute
¥ la portee), et encore n'en parle-t­on que par pre-
Q térition, uniquement pour y opposer tout de suite