HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 29

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7 SEGOND LIVRE BLANC ALLEMAND 27
7 même le public allemand. En effet, s’il est vrai que le
B, communiqué Wolff du 8 aoüt à la presse allemande
g (remarquer la tardiveté de cette pub ication) a donné
; le texte complet wle la dépêche du 2 aoüt, que les
x Alcterzstüclce devaient ensuite tronquer our les neu-
tres, il a été, par contre, enrichi, dans lie texte de la
Frankfurter Zeiturig, d‘une petite phrase qui n'est
L ni plus ni moins qu’un mensonge flagrant :
W << A cette note, - y lisait­o11, ­-­ il n’a été fait aucune
réponse >> (Auf diese Note erfolgte keine Anttvort).
· C`était catégoriquement faux.
_ Au contraire, la Belgique avait répondu a l’Alle­
l magne par une note explicite et ferme, dans le délai
de douze heures imparti pour la réponse : 3 aoüt,
i 7 heures du matin, soit 8 heures, heure allemande
( (Livre gris belge, n° 22), et même ce n’était pas la
5 dernière pièce de correspondance échangée, puisque
B M. von Bel0w·-Saleske avait répliqué à M. Davignon,
( le li aoüt xgxlt, à 6 heures du matin, par une nouvelle
* note officielle, en forme de deuxième ultimatum (Livre
gris belge, n° 27).
De ces deux documents, les Aktenszfüc/ce non seule-
ment ne publient pas le texte, mais ne font même pas
mention. Si bien que, par cc moyen détourné, le
public des pays neutres, lui aussi, comme le public
allemand, est amené à croire que la Belgique n’a
jamais répondu à l'ultimatum allemand du 2 aoüt xgrli.
21.. Prenons ensuite l'article publié par la Norda'.
Allg. Zeitg du 13 octobre rgxli et qui forme le n° 8
des Alczertstücke (p. 58 de lédition allemande, p. 83
de la présente édition).
Dans cette analyse des entretiens Barnardiston-­
Ducarne, la Nordd. Allg. Zeitg omet systemati-
_ quement d'énoncer le point le plus important, à savoir
r' l’hypothèse sur laquelle s’est ouverte la série des entre-
tiens entre Vattaché militaire au lais à Bruxelles, lieu-
tenant­colonel Barnardiston, et die chef de l’Etat-major
bel e, général Ducarne.
Cliette hypothese est essentielle à connaïtre pour se
rendre un compte exact de la genèse des entretiens,