HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 22

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à 20 LES POURPARLERS DIPLOMATIQUES (
Les entretiens Barnardiston­Ducarne (19o6) et l’en- .
?` tretien Brid es­Jun9bluth (1912) ont le caractère de
simples conçliérences techniques, de réunions d'étude
entre des techniciens attachés de part et d’autre aux (
organismes militaires de leurs pays respectifs, mais ,
sans qualité pour engager ceux­e1; ;
Les entretiens out eu pour objet direct et exclusif de (
préparer non la violation, mais la dzämse en eommun E
de a neutralité belge, et ce, dans une éventualité qui
était simplement appréhendée alors, mais que l’évé11c- l
ment ne devait que tro vérifier unjour : celle de la
violation de cette neutrailité par l’Allemagne;
Ce n’est pas un plan d'attaque ni d’olï`ensive, mais j
un plan de résistanee et de dé fensive qu’on essaya de l
1 dresser; "
Les eireonstances politiques et la connaissance, 1
donnée par les principaux écrivains militaires de l’Alle­
magne même, de ses projets stratégiques d’agression
par la Belgique, imposaient à celle­ei, comme à l’An­
gleterre, le devoir de prendre toutes précautions pour
y parer et pour sauvegarder ainsi la neutralité belge
menacée;
Au cours de ces entretiens, les droits et devoirs en-
gendrés pour la Belgique par le statut de sa neutralité,
` urent toujours formel ement réservés par les généraux
belges.
« 1.9. On ne pourrait même pas dire que les docu-
ments publiés font naïtre au moins la présomption
de Yexistence d'un traité militaire secret angle-belge.
Car l'entretien de 1912 (document Bridges-Jungbluth)
montre, à simple lecture, que les deux pays en étaient
encore, à cette époque, l’un vis­à-vis de l’autre, au
. même point qu’e11 1906; et, d’autre part, la position
_ prise par le général Junqbluth dans l’entretien prouve
~ à elle seule que rien ne flut conclu non plus à cette date
’ de 1912.
Le prétendu traité aurait­il, par hasard, été conclu
après 1912 seulement? Pas davantage. Car une telle
hypothese est inconciliable autant avec les actes poli-
tiques et militaires accomplis par le Gouvernement