HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 131

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i ' mnexns 129
§ La Belgique, sommée par le Gouvernement impérial d’ou­
vrir ses trontières aux armées allcmandcs, s’y refuse. Elle
§ se voit par lá traitée en ennemie par l’Allemagne, dont les
f troupes péuètrent de force sur son territoire.
g · Ce refus, la Belgique s'y est résolue seulc, et en complèle
l; zndépezzdarzce. Les faits le démontrent sans conleste.
á Tout d’abord, la réponse du Gouvernement à la sommation
g allemande se justitie par des raisons excluant toute inlluenee
étrangère; elle était impérieusement dictée a la fois par le
l devoir impreseriptible de la neutralxté et par la considération
des intérêts supérieurs du pays.
Le Gouvernement belge, en effet, n’avait pas le droit de
, permettre la violation de son territoire, l'eüt­il voulu Par
P le trarté de 1839, la Belgique s’est engagée á l'égard de la
‘· Grande­Bretagne, l’Autrrche­Hongr1e, la `rance, la Prusse,
la Russie, non seulement à ne Jamars sortir elle·même de sa
ä neutralité, mais à détendre celle­ci en cas clattaque, par
_, tous les moyens en son pouvoir, et, par consequent, á em-
` pêeher les troupes de l’un quelconque de ses garants de
y. franchir ses frontières pour en attaquer un autre. Cétait là,
-· pour elle, non seulement un droit, comme Etat souverain,
. mais une oblzyation contractuelle absolue, et à laquelle il
E ne lui était pas loisible de se soustraire, ni à son gré, ni au
gré de l’Allemagne seule.
l D’autre part, l’z`ntéré`t svpér·ieur· du pays était d’accord avec
gg son devoir pour commander au Gouvernement belge de ré-
ë pondre négativement à la sommation allemande. En présence
. de cette sommation et de la violation de frontière qui l’a
, suivie, la Grande­Bretagne, la France et la Russie, puis-
’ sanees solidairement garantes de la neutralité belge aux
cótés de l’Autriche­Hongrie et de la Prusse, eussent été jus-
tifiées à s’opposer d’ojFce à la violation de cette neutralité,
c'est-à~dire qu’en accédant inj ustement à la proposition alle-
t mande, le Gouvernement belge n’eut tout de même pas évité
au pays les maux et les ruines de la guerre. En outre, il l’eüt
exposé inévitablement, après la conclusion de la paix, à un
J assujettissement politique vis­á-vis de la partie victorieuse ;
i il l’eüt enfin discrédité dans le monde, par sa déloyauté.
La succession des événements démontre, avec non moins
d'évidencc, Vindépendance absolue avec la uelle le Gouver-
; nement belge a pris la détermination de dé(iendre la neutra-
_ lite du pays. Quant au texte des documents, il dómontre
eg que, le moment venu, ce n’est pas seulement à Pintervention
A diplomatique, mais bien aussi_à Pintervention armée des
punssances garantes que la Belgique a fait appel.
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