HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 127

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Q Anunxns 125
,6 a Or maintenant nous aplprenons de Bruxelles que l’article
B 1 du général Prins a été affic é à Bruxelles par ordre du gou-
I_ jf verneur allemand. (Suit le texte de Vaffiche.) _
I_ [ « Ce n’est évidemment pas la faute du Vaderland,`n1’ du
r général, s’il a été fait de sa lettre un usage qui va a len-
S contre des sentiment du peuple néerlandais. llnedes conse-
_ quences regrettables de cet aftiohage a eté, ainsi que nous
l’apprenons à l’instant de Bruxelles, d’a1gr1r et de. gêiter
I davantqge l’opinion á l’égard des Pays­Bas, -· qui nest
_ jamais evenue tout à fait amicale dans la population bruxel-
’ l' loise.
. « Nous estimons donc qu’il n’est pas superüu d’CXpl`lfTlPI‘
; notre conviction que, non seulement ’artiele du général Prins
9 ` ne rend pas Potpinion hollandaise, mais que ce même article
9 n’est pas consi éré comme faisant autorité. »
V. - Une thèse du général von Bernhardi. - La vérité
_ sur le plan de concentration français.
Dans une longue apologie de la violation de la neutralité
- belge par l’Allemagne publiée par le New- York Sun (Times,
p 23 mars 1915, p. 2, et al; mars 1915, p. 9), le général alle-
« mand von Bernhardi reprend à son compte Vaccusation por-
_ tée par la Nordd. Allg. Zeitung 'contre la Belgique d’avoir
conclu avec l’Augletcrrc une convention militaire pour atta-
quer l’Allemagne.
A l’appui de cette thèse, le général apporte Pargument
que voici : « C’est la France, dit-il, et non l’All•;-zmagne qui
a imaginé de violer la neutralité belge; en effet, le général
T Jolïre avait arrêté un plan de campagne consistantà contenir
défensivement les Allemands vers l’Est, pendant qu’avec le
V gros de ses forces, il envahirait brusquement la Belgique et
tournerait les défenses du Rhin par Colo_ ne et Vesel; done
l’Allemagne, en attaquant la France par (ia Belgique, n’a fait
que devancer son adversaire : elle n’avait pas le choix d’au­
tres moyens de défense. »
Le Gouvernement français a relevé ces allégations, d’ail­
leurs dénuées de preuves, dans une note officielle clu
2li mars 1915 dont voici la teneur :
« Dans un article publié par un journal américain, le
gênéral allemand von Bernhardi, revenant sur les origines
e la guerre, prétend établir que la concentration française
et la présence à notre aile gauche de nos forces principales: