HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 121

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ANNEXES 119
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;‘ avait forgé avec celle­ci un complot contre l’Allemagne. Du
Q cóté de l'Allemagne il a été affirmé, et prouvé par les
documents déeouverts, que les autorités militaires belges, au
su du Gouvernement belge, 0nt prélé assistance aux plans
jj militaires de l’Angleterre et que, par là, la Belgique s’est
E rendue coupable d’une infraction à ses devoirs de neu-
I, tralité .....
l « ..... Grey invoque le fait qu’en 1913 il a déclaré très
C eatégoriquement au ministre de Belgique que l,ADglCtCPFC
F n’enver1·ait pas de troupes en Belgique aussi longtemps que
sa neutralité ne serait pas violée par une autre puissance.
Nous laissons de coté la question de savoir si cette déela­
j ration a été vraiment catégorique. Nous avons déjà vu plus
<l’une fois quelle valeur possèdent les déclaratious anglaises.
l · Ce, n’est pas là le point déeisif. ,Le point décisif c’est que
5 l’Etat­ma_jor· anglais a amené l’Elal­maj0r· général belge a
collaborer si étroilement avec lui et a prendre lellement en
consiclér·ation les plans militaires anglais que la Belgique
fut portée par là à une déeision militaire unilatérale au profit
de l’Angleterre.
_ « Au reste, nous posons en fait que, du cóté de l’Alle-
magne, on ¤’a jamais tenté de justifier l’i11vasion allemaude
en Belgique comme une conséquence d’une attitude coupable
j du Gouvernement belge. Les raisons qu’il y avait pour
l,AllBH13gHB d’enval1ir la Belgique ont été exposées par le
Chaucelier de l’Empire dans son discours du 2 décembre
xgrli, ou il déelare simplement que lorsque les troupes alle-
mandes pénétrèrent sur le territoire belge, elles se trouvèrent
‘ sur le sol d’un Etat qui avait déjà depuis longtemps décliiré
sa neutralité. Nous ne pouvons d’ailleurs nous abstenir de
faire observer que l’lHd1gD8tlOI1 au sujet de la méconnais-
sance d’un traité qui fut conclu il y a soixante-quiuze ans,
pour des {ins particulières et dans des conditions tout autres
que eelles d’aujourd’hui, est extraordinairement amusante à
trouver dans la bouche du représentant d’un pays qui, en
­ igoli, est passé à l’ordre du jour sur une promesse solen-
j nelle faite il y a vingt-cinq ans à l’Eu1‘ope, et qui a appuyé
1 la méconnaissance de l’obligation contractuelle que la France
‘ avait assumée par rapport au Maroc, constamment de la
manière la plus explicite et même jusqu’à atfronter, comme
en 1911, le risque de provoquer par là l’explosion d’une
guerrê ..... >>
(Les passages en ilaliqae de cet eJ;lr·ait sont en caraclères
espacés dans le texzfe allemancl.)