HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 119

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r ANNE XES
_ (Documents ajoutés par 1'éditeur français)
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J; I. -­ Extrait du discours du Ghancelier de 1’Empire ·
Q à la séance du neichstag du 2 décembre 1914.
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( Nous avons donné ci­dessus (p. 53 en note) l’extrait du
discours du Chancelier de l’Emp1re du 4 aoüt 1g1[;, relatif à
l’invasion de la Belgique. Voici la traduction des passages de
* son discours au Reichstag, du 2 décembre xgili, sur le même
sujet; le rapprochement des deux textes accuse Pévolution
, survenue dans la pensée de l’orateur d’une date à l’autre :
'Y « La neutralité belge, que l’Angleterre a prétendu défendre,
9 est un masque. (Vive approbaiion.) Le 2 aoüt, à 7 heures du
F soir, nous avons fait connaïtre á Bruxelles que les plans de
guerre français, que nous connaissions, nous forçaient à
; traverser la Belgique, pour sauvcgarder notre propre exis-
Q tence. Mais, dès l’après­midi du 2 aout, c’est-à­dire avant
Q gue Londres connüt ou put connaïtre notre démarche à
ruxelles, l’Angleterre avait assuré la France de son appui,
·; sans conditions, pour le cas d’une attaque allemande contre
pg la cote française. (bfcoutez, écoutez.) Pas un mot de la neu-
f tralité belge. (Approbations.) Ce fait est établi par la décla-
i ration faite par Sir Edward Grey le 3 aoüt à la Chambre des
v Communes, que je ne connaissais pas in extenso, lorsque je
parlai, le li aoüt, à cause dc l’interruption dans les commu-
( uications télégraphiques. Le même fait est conlïrmé par le
g; Livre bleu anglais. Comment l’Angleterre a­t­elle pu pré-
tendre qu’elle avait tiré l’épée parce que nous avions violé la
, ncutralité belge? (Vives approbatjons et cris : Tartufes an-
S glazls !) Comment les hommes d’Etat anglais, dont le passé
; était connu, pouvaient­ils parler de la neutralité belge ‘?
« Lorsque, le Z; aoüt, fai parlé de l’action contraire au
Q droit commise par nous par la pénétration en territoire belge,
53 il n’était pas encore certain que le Gouvernement belge au
moment du péril ne se résoudrait pas à épargner le pays et
ï· à se retirer sur Anvers, après une protestation. Après la
I prise de Liége, à la demande de notre administration mili-
[ taire, une nouvelle demande fut adressée à Bruxelles. Pour
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