HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 115

JPEG (Deze pagina), 660.73 KB

TIFF (Deze pagina), 4.00 MB

PDF (Volledig document), 79.43 MB

äê
I
F SECOND LIVRE BLANC ALLEMAND iig
a . long en vue de cette éventualite et l’a si süremcnt prévue,
( qu’il a exeeute le travail pénible de la composition de ces
3 ä manuels milxtaires.
3 , Sans l’appui empressé et perséverant du Gouvernement et
t des autorités mihtaires belges, pareil travail n’était pas
3 realisable. On ne peut se procurer par d’autres moyens des
­ l indications stratégiques et tactiques aussi complètes et aussi
ï minutieuses que eelles que nous avons eommuniquées ei-
l dessus, ni des données aussi préeises sur Pensemble du
ë ` réseau des chemins de fer et des voies de communication,
sur le matériel roulant, les eeluses et les ponts. Les listes
i .5 indiquant les ressources du paps au point de vue du eanton­
, nement, qui disposent de la Be gique comme si l’on était chez
l soi, ne peuvent avoir été etablies que par le Gouvernement
· belge. Il est hors de doute ue sur ce point on a utilisé des ~
` documents officiels helgesëln les a adaptés à des fins an-
ï , glaises ; en maints endroits, on s’est contenté de les traduire
> _ en anglais.
t Voilà avec quelle precision l’Angleterre et la Belgique
> lf avaient, dès le temps de paix, concerté une cooperation mili-
S 1 taire. En eiïet la Belgique n’était plus politiquement et mili-
> tairement qu’une vassale de l’Angleterre. L’indignation affectée
L l auj0urd’hui par l’Angleterre devant le monde entier à l’occa­ ·
> ¥ sion de la prétendue violation de la neutralité belge par
; l’Allemagne, apparait, à la lumière de ces documents, abso-
¥ * Iument sans eonsistance et injustifiée. S’il est quelqu’un qui
M g ait le droit d’être révolte, e’est nous!
' " Lorsqu’à l’0ceasion de nos operations sur la eöte, la presse
anglaise et française disait ironiquement que nous n’etions
= L pas renseignes sur les dangers de la zone ’inondati0n dans
ce qu’on appelle le pays des polders, elle avait raison en ce
‘ sons qu’au début de la guerre nous ne connaissions en eiïet
L ? de la nature du terrain elge que ce que nous avaient appris
l les ouvrages existant en librairie.
i Les rapports anglais et les excellentes cartes anglaises
t {'urent donc pour nous un butin d’autant plus précieux. Nous
pümes utiliser aussitöt pour nos propres {ins ces doeun1ents
d’une utilite extraordinaire, et ainsi eombattre l’Angleterre
al avec ses propres armes. Voilà ce qui caracterisera le mieux
le travail soigue de nos adversaires (I).
i (rl) Une_remarque_analogue àla précédente s’im_pose au sujet des ina-
` nue s milxtaires prepares surl'etat des_routes et rivières par l’Etat-major
[ anglais. Uévénement a démontré que l’Etat-major anglais avait bien raison
p. de se prepurer à soutenir une guerre en Belgique contre l’Allemagne. Celle-ci
93, LIVRE BLANC ALLEMAND 8
l