HomeEssai critique et notes sur l'altération officielle des documents belges: le second livre blanc allemand (Aktenstücke zum KPagina 101

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SECOND LIVRE BLANC ALLEMAND 99 i
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la réorganisation de l’armée anglaise aurait pour résultat,
j non seulement d’assurer le débarquement de 150.000 hommes,
; mais de permettre leur action dans un délai plus court que
E celui dont il est question précédemment.
' Fin septembre 1906.
{ Signature.
ä La « Nordd. Allg. Ztg » continue : Sur les documents se
¥ trouve encore Vannotation marginale suxvante :
, « L’cntrée des Anglais en Belgique ne se lerait qu’après la
T violation de notre neutralité par l’Allemagne. »
2 Ce ue vaut une telle affirmation ressort d’une note trouvée
l au m1n1stere belge des Aiïaires etrangeres, concernant len-
§ tretien d’un successeur du_l1eutenant-colonel Barnardiston,
S de l’attaché militaire angla1s à Bruxelles, l1eutenant­colonel
Bridges, avec le chef de l’Etat­ma_]o1· belge, général Jung-
bluth. Le document, qui est daté du 23 avril et remontc
, probablement á l’année 1912, porte, de la main du comte
van der Straaten, directeur au mimstère belge des AH`aires
;~ étrangères, la mention « Confidentielle », et est conçu dans
; les termes suivants [Voir texte au f3C­SlII1llé p. 107] (I).

1 Il est facile de voir ue cet entretien re ose exclusivement, comme
. q . . . P .
1 "°“"£°uf,?i°ï;iï‘ê2li§$3ä`à“#§§ïï?ïêfïi2䑧“”iä“B‘§ï li; B§l·“ï§*“§ "ä’l”’ä"ï;*;‘*‘ ·
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ê sive’qu’entreprendrait la Triple Entente contre lkxlleinagxie. <· ljattaclié mi-
«; _ litaire anglais pensait que nous n’étious pas a même d’empécl1er les
Allemands de passer chez nous », dit le document; ce que la traduction
;{ allemande rend peut­étre plus energiquement encore, par les termes:
[4 ...die Deutscherz abzuhalten, durch urzser Land zu ma1·schiererz... Et plus
; loin, le général belge, à son tour, dit de même que « nous étions 1l’ailleurs
, parfaxtemïit a même dïàmppcher les Allenqands de passär » ; ee que la tra-
` duction a eman e ren c airement par es mots ass wir übrigezis
il vol!/cammen in der La e seiczz, die Denise/Len. zu hiuderrz durch Bel ien zu
, h. 9 9
eg marsc teren.
Y Il y avait donc parl`ait accord des deux interlocuteurs de 1912, comme
de ceux de 1906, su1· la limitation de Pentretien à Phypothese d’une violation
l préalable de la neutralité belge par l’Allemagne. C’est cette violation qu’il
s’agissait d’empêcher. Toute ois ildy avait_ disseqtiment entre eux sur un
oint : à savoir que même en cas ’agress1on de a part de l‘AlIema ne il
E i?allait. pour un débyarquement anglais, d’après le général belge, l’iissen­
" timent préalable du Gouvernement belge, tandis que, d’après l officier an-
älaiê, 1’Angleterre l1;’z­ïva1t pas à attendre, pour agir, la formalité d’un appel
4 u ouvernement e ge.
Ce dissentiment portait donc sur une question qui laissait intacte Pliypg-
g thèse 1`ondamentale de la discussion, <·’est­à­dire Pagression de1‘A1lemagne.
ïï Il n’est pas etonnant que, sur un point aussi délicat, les deux oflïciers
y aient, été en desaocord : ehacun d’eux'se plaçaitndans sa conception des
X; consäquemàes pratiques de la neutralite, plus spécialement au point de vue
fi des roits eson pays.
En fait, l’envoi flillllê armée de seeours a la Belgique attaquec pa1·l’Alle~
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