HomeL' orientation nouvelle du mouvement FlamandPagina 7

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, ,_ Cette brochure contient dezm traductions: celle d’un discours prononce en
néerlandais devant les Belges reunis ci La Haye pour commeinorer l’anni­
versaire du Roi; et celle d’un article paru dans la revue neerlandaise ,,De
Gids" (octobre 1916).
· A cette date, quelques Flamands egares etaient sur le point d’accepter ~
ojiciellement, des mains sanglantes de l’ennemi qui occupait et martyrisait ·
_,_a leur pays, la realisation de certains points de leur programme linguistique.
, Alors deja, apparaissait clairement que le gouvernement allemand, räsigne a
, ‘. l’abandon de la Belgique, n’y avait plus-qu’une seule politique a suivre:
` attiser la querelle des langues, senzer la discorcle entre Belges, ann de laisser, 4
en*se retirant, une Belgique a'ivise'e et, partant, ayfaiblie. .
Il était opportun alors, comme il l’est encore aujourd’hui, d'expliquer la
`signification reelle et la portee de l’acte qu’allaient commettre ces quelques
· ’ Flamands, tandis qu’ a cóte d’eux, dans ce même territoire occupe, les Flamands
s ’ de marque avaient eu le courage de s’opposer de toute leur energie a ces
` projets politiques des ennemis. Au dela des frontières, on apprit seulement
· quecertains de ces derniers expiaient par l’exil en Allemagne leur attitude
patriotique, mais de leurs protestations ne parvint au dehors qu’une rumeur
’ · · vague. .
· A défaut des voix aut0rise'es qui auraient du, a ce moment absolument · r
opportun, diriger d'une façon pre'cise l’opinion publique hors du pays occupe,
~ l’auteur de ces pages, lasse' d’une attente qui ht accroitre les confusions et les
1 A malentendus, a ce'de aux appels de sa conscience et de son passe', et s’est
decide a prendre la parole. _ _
° a Il voulait, il veut dire simplement ceci: que, a"abord, ni la generalite des .
` s Flamands, ni méme les promoteurs de la regeneration jiarnande ne doivent
· porter la responsabilite de l’acte des quelques fanatiques qui, malgré la detresse de
leur pauvre pays, n’ont pas pu deposer temporairement leurs vieilles rancunes
contre leur gguvernement. Et ensuite, que les Flamands veritablement patriotes
ne se sont pas un instant e'carteCs de la ligne de conduite tracee par le roi
. Albert dans son telegramme du 15 juillet 1915: ,,Le roi considere que les B
" ,,autorites du payssauront prendre, lorsque la nation aura recouvre le libre
` ,,exercice de sa souverainete, toutes les mesures destinees a sauvegarder les
_ A ,,aspirations et les interéts de son peuple. En attendant, il fait un pressant
,,appel a tous les Belges, pour que, devant l’ennemi, ils n’aient d’autre but,
,,ni d’autre souci que la liberation du pays."
· L'auteur n’entend s’arroger ici aucune autorite politique. Homme d'etude, i
· il veut, en toute modestie, servir son pays dans le domaine des idees. Jlais
. 4 la pensee le peinait que l’attitude irrif/lic/zie d'une centaine de champions de
e Za langue flamande put, a' cette heure si grave, a la fois compromettre la
{ , cause belge et discrediter le mouvement flamand auquel lui­méme est lie. W
. / Ilest intimement convaincu que chaque Belge a le devoir d'empécher les
Allemands d`accréditer, parmi ses compatriotes et surtout a l’e‘tranger, qu’il _
_ ­ A · y ait antinomie entre la notion d’c‘tat belge et les vceux des Flamands, et
« " antagonisme irráductible entre Flamands et Wallons. Non, chez nous n’existe
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