HomeL' orientation nouvelle du mouvement FlamandPagina 20

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et de ses soldats, mais aussi dans la lutte contre la limitation dela
.natalité, dans le perfectionnement de la race par l'hygiène publique, `;.
j . dans la suppression de l’alcoolisme et l’expansion de toutes les saines
- énergies. J l
l Dans cette Belgique de demain les dirigeants consacrent le meilleur
` de leurs forces au développement intellectuel et moral du peuple. Le
j programme y semble trop étroit qui se borne à produire des primaires. ‘
Ijenseignement ne se contente pas de débiter des notions arides; car
E l'éducation du coeur etle développementde l’intelligence doivent marcher
de pair. Ce n’est pas l’étendue de son savoir qui fait l’homme plus homme; `
mais la pénétration de son jugement, la délicatesse de ses sentiments et
l’orientation de sa volonté vers le bien. Et j’ose prévoir déjà, dans cette -· ,
oeuvre de l’éducation d’un peuple, le röle initiateur d’une presse belge, _ ·«
, dont le ton de civilité digne ennoblira notre vie publique. .
Cette Belgique possède des moralistes autorisés que les incendies de
l la guerre ont éclairés sur les défauts de notre caractère, jusqu’à les leur ‘
montrer avec un relief presque caricatural. Aussi, ont­ils le courage de _ ‘
i proposer à notre correction ce qui_ nous rendait petits et mesquins. Ils .
F nous apprendront également à reconnaïtre et à respecter, les uns chez les F r
, autres, nos multiples qualités, notre soif de liberté, notre franchise, notre g
I. ’ endurance, notre simplicité et notre esprit de travail. .
,_. Déjà, je vois poindre l’aurore d'une Belgique, ou la bonne volonté ·
rayonnera partout, comme le soleil, ou l'union créera une atmosphère i , g
‘§ lumineuse et paisible, qu`il fera bon respirer, et ou toute énergie pour le
bien fleurira librement et offrira ses fruits à toute la communauté belge. .
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~l Et à ce propos, en tant que Flamand attaché fortementàtout ce qui est ïy .
flamand, je n’hésite pas à dire que je considère comme un danger _-
national, en ces temps ou il s’agit pour la Belgique d’être_ou n’être plus, _
non seulement toute intelligence avec l'ennemi, en vue de diviser la
lg Belgique -· s’y prêter c'est s'exclure soi­même de la communauté f
belge; ­- mais également, toute tentative, ouverte ou cacliée, qui ris! _‘
g querait de briser, dans le prisme de nos luttes linguistiques, le faisceau _. ` t_
Q des rayons de notre énergie nationale, et de les détourner du foyer A
lg; vers lequel ils doivent tous converger: à savoir la libération complète; T
I; car, sans elle, la volonté souveraine du peuple demeurerait impuissante
,L à réaliser jamais, parmi la concorde de l’après­guerre, la réforme de a L.
notre vie interne. t
,ï · Je ne suis pas le 'seul à penser ainsi. C'est l’opinion de tous _les i _ ·
g Belges nés Flamands; et vous voudrez bien faire crédit à un membre ‘
al de l’Académie Royale Flamande, lorsqu’il vous déclare, que telle aussi g
lx est Vopinion de la majorité des flamingants. Ils se sentent trop Belges ·, -
Q pour risquer une tentative que les Allemands pourraient exploitercontre '
F la Belgique. Et cette majorité­là, nous l’opposons à un petit groupe d’égarés ‘
` sans responsabilité aucune. ,
F . On a otïert des faveurs aux Flamands du pays occupé; ils n’en ont i _
pas voulu. On leur a présenté de faire droit à leurs griefs; ils ont refusé. _,
· _ On leur impose des améliorations à leur situation; ils s’obstinent dans
leur retus. On essaie de les entraïner à présenter leurs exigences à leur
·, propre gouvernement, au moment ou notre pays est en danger et ou le _
gouvernement n’a reçu des chambres d’autre táche que la libération de [ B .
gi la patrie; ils se taisent. Mais ce silence est éloquent. Il témoigne de
I ­ _- de Vinébranlable fidélité des Flamands à la Belgique. · "
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