HomeL' orientation nouvelle du mouvement FlamandPagina 17

JPEG (Deze pagina), 1.14 MB

TIFF (Deze pagina), 7.75 MB

PDF (Volledig document), 25.24 MB

. ‘ ’ ~' ' *` ' E E E " · "
li
. _ V
~i
, · DISCOURS PRONONCE A L’OCCASION DE LA FETE DU ROI ALBERT,
ä DEVANT Les BELGES REUNIS A LA HAYE, LE 17 Avxn, 1917. J
‘ « ä
. á .
Parmi les Belges, il en est un vers qui les yeux de tous les autres
se lèvent avec un profond respect. Est­ce uniquement parce que la nais-
· T sance, la constitution et la volonté populaire l’ont sacré leur chef? Non,
, c’est `surtout, parce que son attitude et. ses actes ont prouvé qu’il est
§ digne de l’être, et parce que, en face de l’envahisseur,l'extrême détresse .
i de son peuple lui a inspiré une protestation d’une portée telle, que nos
‘ intelligences n’en pénètrent toute la profondeur que peuà peu età mesure
i _ que nous comprenons la nécessité de tout sacritier, nos biens et même
N les chères, et précieuses vies de notre jeunesse, pour sauver le principe
même de la vie nationale: droit et liberté de vivre indépendants.
. _ g. Nous avons parmi nous, un homme qui, depuis deux ans et demi,
‘ § ­ s'elface, se soustrait à toute manifestation; et, par le seul fait d’accomplir
en silencàe sa tàche quotidïenáie, entretient en nous la force secrète et i r
j patiente e ,,tenir" jusqu’à a écision finale.
ä -- · C'est un homme qui nous remplit tellement de sympathie et d'estime,
que les mots demeurent impuissants à exprimer la plénitude de nos
coeurs. C'est un homme dont il est superflu de faire un long éloge. ll
Q sufïit de prononcer son nom, comme on agite un drapeau, devant qui-
ä _ conque a notion d’honneur et de justice: d’elles­mêmes, les mains s’ap­
prêtent aux applaudissements, les poitrines se gonfient d’émotion et les
boächesacäameiït, en un irrésistible enthousiasmeïnotre rcïi Albert. fl
3 e roi. appe ons­nous en ce jour, jusqu à que point i personni e
·· l'äme invaincue de ses sujets. Les Allemands ont beau, de leur lourde
9 ï étreinte, saisir, serrer, presser, étrangler le corps de notre pays; son äme
` ' 9** . survit toujours, victorieuse;
_‘ Jamais nous ne remercierons assez le roi et les dirigeants de notre
politique actuelle d’avoir prononcé, en cette heure suprême du 2 aoüt
1914, le ,,Sésame, ouvre­t0i!” qui ouvrit, en effet, et toute large, à l’äme
des Belges, la porte du palais merveilleux, ou `elle prendra sa place
_ W ~parmi l’élite de l’humanité.
W ë " Je crois en la régénération de l'äme des Belges. Ah! comme je vou-
q drais être entendu ici des pessimistes, des grincheux, des découragés!
i Je le leur demanderais: qu’étions­nous avant la guerre, sinon une masse
ä `informe de métal précieux? Le marteau de la guerre l'a battue et reforgée,
{ jusqu'à faire de notre peu-ple un bloc plus homogène et plus résistant. ·
· N’étions­nous pas sept millions d’individus, qui, isolés ou par petits groupes,
ä ._ ou bien jouissaient d'une vie facile, au rhytme régulier de leurs petites [
i E occupations journalières; ou bien se traitaient en ennemis, se détestaient
til; ...· ‘.-‘ LA ;èï.ê;L·; ;;~· § tr.; ,.. .1 .. .. 1