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` et de moeurs, un peuple capable de développer librement et largement
, ’ ses capacités, au sein de la communauté belge et dans le monde, qu’ils
· ‘ travaillent à·devenir, eux, une classe nombreuse; dont la haute culture
Q intellectuelle effective conquière sa place dans la société belge et dans
Q, le progrès international. Tout le reste s'ensuivra. Leur cause empruntera
son prestige à celui de leur personne, sur ceux d’en haut et sur ceux
d'en bas. Leur exemple modèlera le peuple. Solidement éduqué, conscient
; , de son caractère et de ses aptitudes propres, de volonté forte, celui­civerra
J · l bientót ses droits reconnus: car aucun pouvoir n’oserait ni ne voudrait
F les lui contester; et, s'y risquät­il, le peuple passerait outre;
= •l Le mouvement Hamand est à un tournant de son histoire. De la
_ ­ ~ hauteur ou il saura s’élever pour contempler la situation, et de la direc-
, Q tion qu’il prendra, dépendront, et son avenir, et, pour une grande partie,
, 1 celui du peuple. Il en va de la vie d’un peuple comme de celle d’un
; individu: ,
i - There is a tide in the alïairs of men
· / i Which taken at the floods, leads on to fortune;
‘ Q Omitted, all the voyage of their life
i Is bound in shallows and in miseries, -
I, ‘ (SHAKESPEARE, Julius Caesar.)
Q L'attitude des populations Hamandes indique nettement le chemin à
; . " Y suivre. Le mouvement liamand sans le concours du peuple n’a aucune
E ­ signilication. Or, ce peuple ne peut ni ne veut vivre en deho_rs de la
, Q _ communauté belge, dont il se sent partie intégrante. La preuve la plus
j « récente en est l’échec des tentations allemandes, dont aucune, si cruelles
= soient­elles, n’a brisé la fidélité des Flamands à la cause belge.
t Au jugement de Belges éminents et de sens rassis, la patrie, parmises
5 douleurs,enfantera un·avenir plus'conforme, en ses tendances profondes,
l._ au caractère composite de l’ent1té belge. Cepronostnc se réalise sous
{ nos yeux. Déyà, bien des rapports ont change, la politique evolue et
_ l’äme nationale ·se rénove dans les meilleurs d’entre nous. C’est une
S inéluctable nécessité qu’à son tour, le mouvement Hamand se rénove.
S ‘ Je le crois possible. _`
t { Le groupe inlime de liamingants qu1 se confie à la politique de
, N désespoir et accepte l’université flamande des mains déchirant notre
ë patrie, dénie implicitement aux Flamands la force de conquérir eux­
S l mêmes leur université dans leur propre pays. ll clót la période politique
; . du mouvement Hamand. 1) Ces i1amingants­là seront les derniers de
I ‘ l’espèce qui arrachaient déjà cette plainte au perspicace Guido Gezelle,
I dans sa revue ,,Rond den Heerd" (1882-1883, p. 256): ,,Je ne connais
é .pas de combattants plus malavisés que ceux qui, en marche vers une
6 i ` ville, sèment leur_ chemin de chausse­trapes et de barricades, "pour le
I, Q seul plaisir de les franchir d’un pied léger ou de les escalader avec
g adresse, au risque de se rompre le cou, de répandre leur cervelle et,
,` _ · i iinalerhent, de n'aboutir nulle part. Pareille bravoure s’appelle la fausse
" · monnaie du courage.”_ ‘
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)' 1) Cette ,,période politique" ­­­ soit dit pour mémoire, -- succédait à la ,,période ·
B - romantique", qui popularisa chez nous, les lettres et Vhistoire nationales.
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