HomeL' orientation nouvelle du mouvement FlamandPagina 13

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française; et ceux qui, tout en fréquentant les milieux policés, se font un
point 'd’honneur de la fidélité parfaite à leur langue et à leur caractère
_` propre, étaient condamnés, jusqu’ à présent, sous peine. de s'enfermer
dans leur cercle restreint, à revêtir d'une forme française leur culture
générale. .
. Le mouvement flamand avait donc à mettre en oeuvre les moyens
pratiques d’amender cette situation et de häter le développement intel- i
lectuel, économique et moral de nos populations flamandes: La gran-
diloquence était ici de nul elfet. Malheureusement, la_ conception que
beaucoup de protagonistes de la langue llamande se formaient du
mouvement flamand, 11'était pas de nature à les mettre au travail pratique
qui eüt servi à l’éducation du peuple. Ils s’imaginaient encore que la
seule ,,flamandisation" réaliserait tout ce que notre peuple contient en
puissance: une fois la langue flamande introduite dans tous les rangs
‘” sociaux, l’évolution d`un peuple rempli de promesses leur semblait en
voie d’un accomplissement spontané, voire accomplie déjà. On fit voter
~ JR? le texte des lois en néerlandais, sans se demander à quel degré ces
~ lois seraient utiles au peuple. On introduisit le néerlandais dans l’admi­
t nistration, quitte à laisser Yadministration aller son train. On exigea que
~ tous les enfants flamands reçussent l'enseignement en néerlandais; et, du
moment que la langue maternelle devenait langue véhiculaire de l’cnseig­
" nement, l’eff1cacité des procédés d’éducation importait ­peu. Enfin,
V l’univcrsité flamande ,,couronnerait" tout le labeur du mouvement Hamand;
mais on se préoccupait trop peu de sa valeur intrinsèque, comme si le
: seul fait d’avoir reçu Penseignement supérieur dans sa langue maternelle
> formait l’homme instruit et policé, qui est une valeur et, un honneur
: J· . pour son peuple. .
: Bref, les principes directeurs du mouvement flamand, tels que les
V, conçoivent les promoteurs exclusifs de la langue, manquent de profondeur.
; Le procédé même qu'emploient beaucoup de Hamingants pour assainir
­ " la situation de leur peuple, accuse encore davantage ce défaut de pro-
1 · fondeur.
1 ‘ ‘ Sans cesse on déplore les souffrances de nos populàtions Hamandes
; et la lenteur de leurs progrès; et on en accuse, en minime partie les
t circonstances historiques, en très grande partie le gouvernement, cepen­
- dant qu’on attend le salut d`un mot et d’un geste du pouvoir.
e _ Passons outre aux considérations historiques et n'envisageons que les
. réalités actuelles.
e . . Le gouvernement est-il en faute? Je me risque à le dire: c’est nous
lil; surtout qui le sommes. Une nation a le gouvernement qu’elle mérite:
s ._ .,3 adage·‘vieux comme les rues, certainement vrai, dans un pays ou tout Q
tt pouvoir émane de la nation et dont les citoyens élisent eux­mêmes leurs
r _ ll mandataires. Améliorez le peuple, le gouvernement s’améliorera de lui- .
s même. Manquez-vous de prise sur votre peuple, tächez d'acquérir une
e valeur telle, qu’il se laisse effectivement conduire par vous. A présent,
e vous vous perdez en détours. Vous voulez obtenir à coups de lois ce
e que devraient réaliser l'exemple, la persuasion et l’influence personnelle
1- ` constante. Vous contraignez le pouvoir à""imposer la ilamandisation aux _ .
Lé _ , Flamands abätardis et indifférents qui forment encore actuellement la majo-
1- rité en Flandre. Vous vous plaignez que les Flamands de naissance trans-
ts ‘ gressent ces lois, que certains Flamands, dits ,,d’expression française”,
te leur opp_osent une resistance opiniátre: quoi d'étonnant? Quelque bonnes ç
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