HomeL' orientation nouvelle du mouvement FlamandPagina 10

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t fluence secondera, dans des proportions incalculables, la réalisation de
g toutes nos énergies latentes. " I
C’est l'esprit de silence: le silence, même au milieu des soulïrances; l i
{ le silence du calme et de la ténacité, qui condense et accumule les forces Q
que la libération déchaïnera. La très grande majorité des fiamingants- y
I j’entends les Flamands épris de leur caractèreethnique et de leur lan- l
l gue-·­se sont formé un jugement bien arrêté de leur devoir du présent °
i et de l'après­guerre. Comme les masses populaires, ils demeurent üdèles l
I à leur caractêre, fidèles à leur pays, fidèlcs aussi àl’union sacrée conclue l
tacitement entre Flamands et Wallons pour la défense de la commune ‘
l_ patrie en danger;- et tous attendent l’heure. .
, Qu’on ne m’objecte pas les malentendus, les discordes, les scissions. .
{ L’opinion de quelques individus ne saurait déterminer nos prévisions, ­.
vl quand elles embrassent l’avenir d’un peuple tout entier. De la Belgique =
; occupée, ne parvient le plus souvent au dehors que la voix de ceux q
J dont les paroles peuvent servir le système politique de démoralisation
des Allemands. `
p Ne jugeons pas à la légère. Notre peuple, demeuré fidèle sous l'occupation ' T
l et au front, sortira müri de la lutte, et il saura déterminer lui­même
;; les responsabilités, et des tlamingants qui ne se seraient point tü, alors l
l que le silence était signe de force et de perspicacité, et des fiamingants I
] qui n’auraient pas parlé catégoriquement, alors que leur paroleauraitdü ‘
l imposer silence aux premiers. Bien des choses d’ailleurs que nous
§ désapprouvons ­~ calculs et temporisations de chefs en quête d’échap­ k
l patoires; naïvité de certains hommes qui se laissaient duper comme des i
i enfants; fougue d’autres, emportés à, l’étourdie; désespoir à courtes vues, l
qui en poussait quelques uns à risquer une grande cause sur un coup .
, de dés, - toutes ces faiblesses ne sont­elles pas imputables au défaut
de la lutte linguistique elle­même, telle que la conduisaient les flamingants
g les plus remuants, sur le terrain politique, parallèlement à l’action des .
l intellectuels Hamingants sur le terrain de la culture générale? l
al Il me parait que, pour le mouvement Hamand, cette période de trouble l
{ est bien un stade d’épuration, et que voici le moment d’un examen l
_ objectif et approfondi.
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Il fallait aux habitants des provinces septentrionales de la Belgique
5 une civilisation plus conforme à leur caractère flamand. Dans cette con-
t, quête à faire, la lutte pour la langue se plaça naturellement au premier .
l, plan, et fut la plus bruyante. o
Toutes les forces en action dans cette lutte linguistique étaient diver- `
i gezntes. Leur travail demeurait superficiel, et manquait de la cohésion et· Y ·
l de la profondeur nécessaires à tout relèvement populaire. Ce défaut de
nl profondeur était si accusé, qu'en Hollande, ou la même langue est en
; usage, il empêcha la cause fiamande de conquérir la fervente et générale I
i sympathie, à laquelle cette similitude de langue semblait lui donner droit. ·
i Et c’est ce manque de profondeur que les Flamands constatent aujourd’hui
- plus péniblement que jamais.
D’autré part, la guerre désagrégea notre communauté et l’éparpilla. ' J
3* Chacun se trouva seul devant sa conscience; et sa détresse n’obtenait l
p secours et appui que du groupe restreint de son proche entourage. Dans
« `ces conditions, Vactivité exférieure de la lutte linguistique perdait sa .
{ principale force motrice: plus de réunions, de meetings, de congrès, plus
il, _ de cérémonies commémoratives, de festivités, de cortèges; plus d’ordres '
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