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balut, verte liqueux, Nemesis de lOrg1e! Y
Bien souvent en passant sur ma lèvre rougie
Tu m’as donné l’ivresse et l’oubli de mes maux,
ig; j’ai vu plus d’un géant pálir sous ton étreinte! q
à Salutl sceur de la mort! Apportez de l’Absinthe i
Qu’on la verse à grands Hots. 7
Li
Il est temps à la fin que je te remercie: `
Celui qui ne sait pas toute la poésie,
Qu’un flacon de cristal peut porter en son flanc ,
g, Celui là n’a jamais, près d’une table ronde .
Vu d’un oeil égaré les globes et le monde l
Valser en grimaçant. ·
5* Il ne soutiendra pas sans que son coeur défaille
lu Qu’il n’est pas sur la terre une chose qui vaille
ll De l’ivrogne absinthé le sommeil radieux,
Qui peut, quand il lui plaït, durant son rêve étrange .
Quittant le corps humain, sentir des ailes d’ange l
,., L’emporter dans les cieux.
li `
"i Moi je t’aime! Aux mortels ta force est plus funeste i
Que la foudre, le feu, la mitraille, la peste, ç
tr Et je te vis souvent terrasser le soldat, "
Jil Insoucieux de tout, contenant son envie,
{ Quoique sachant trop bien qu’il te donne sa vie, ,
Qu’épargne le combat. l
till _]’aime ta forte odeur et ton Hot d’un vert sombre j
M Qui laisse s’élancer, au milieu de son ombre, .
). Des feux couleur de sang tout le long du cristal,
i Comme si le Seigneur, en signe de prudence,
Avait voulu mêler à ton vert d’espérance l
Quelque signe fatal. E
n Belle comme la mer, comme ses flots cruelle
Q Tu peux quand tu le veux, aussi cacher comme elle
Sous un calme apparent tes instincts irrités,
·i Et ton flux fait tourner un ocean de têtes
4 Qui battent en riant les soirs des jours de fêtes
W Les portes des cités.
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