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? Bien que le pin sylvestre soit une essence peu exigeante et
Q que le régime appliqué ici soit très simple, il apparaït que cette
i situation ne peut perdurer. Les grandes difficultés qu’on éprouve
pour créer lan deuxième et la troisième génération de pins syl-
vestres dans beaucoup de contrées de notre pays ­- spécialement
dans le centre, ou il est presque impossible de mener à bien les
nouvelles plantations, rendent la question importante.
Le remède qui saute aux yeux c’est le mélange avec d’autres
Q essences, spécialement des feuillus dont l’humus se décompose
i plus facilement. Le mélange des aiguilles et des feuilles donne
plus d’air dans la litière, une vie bactérienne plus active, par
conséquent une décomposition plus rapide et une meilleure
humification. D’ailleurs, l’essence feuillue mélangée donne plus
d’ombrage qui maintient le sol dans un meilleur état de fraïcheur.
,_ La théorie est très bonne, mais la pratique est diflicile.
Pour les meilleurs sols, on fait le mélange avec succès, lors
de la création du {peuplement, mais précisément sur les sols
sablonneux stériles du diluvien qui sont quasi les seul qui
nous soient assignés, ce mélange d’essences feuillues ne réussit
3, guère dans la pratique. O11 a fait bien des essais, mais dans
. la plupart des cas le résultat a été le suivant : dès les premières
années déjà, domination du feuillu par les résineux et, finalement
Q retour au peuplement pur de pins sylvestres.
' Aussi, l’expérience a démontré que les terrains incultes élevés
de notre pays ne sont pas propres à être immédiatement plantés
ïï d’un mélange d’essences, mais qu’il faut continuer à utiliser
le pin sylvestre comme essence de premier boisement. Pourtant,
à partir du moment ou, par suite du couvert léger du pin
§ sylvestre, la fraicheur du sol diminue et la formation d’humus
i' brut commence, il est nécessaire d’introduire des essences
Q feuillues sous les pins.
Il va sans dire toutefois que cette introduction d’essences
feuillues en sous-étage ­ avec laquelle une éclaircie plus forte
l doit indispensablement aller de pair au profit des essences
‘ J introduites - doit être différée aussi longtemps que possible, p
surtout en vue du rendement de la pineraie. i
Autrefois, on s’efforçait de maintenir les pineraies à l’état
, de massif serré. Ainsi, le sol était, au mieux possible, maintenu
ombragé ct frais. Mais à cet égard les idées se sont graduellcmcmt
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