HomeLe pin sylvestre et son traitementPagina 4

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‘ rapport aux éléments chimiques du sol. Cela explique que nos ï
165,000 hectares de bois de haute futaie comportent plus de
, 140,000 hectares de bois résineux, presque exclusivement des i
, pineraies. D’ailleurs, la même chose se présente en quelque sorte
4 sur les terrains moins fertiles de la Campine belge (voir, entre
autres, à ce sujet l’article de R. Misson dans le Bulletin de la ,
j Sociélé Ceuzfmle Foreslière de Belgique, de mars 1930). Là aussi, 1
1 les mêmes raisons ont amené une extension extraordinaire _de ;
la culture du pin sylvestre. ‘ ,
, Le traitement appliqué ici - comme dans la Campine -
est généralement le suivant : peuplements équiennes d’origine
artificielle, presque toujours constitués d’une seule essence,
1 le pin sylvestre, coupe rase a l’áge de 40 ans, environ, travail W
du sol, régénération artilicielle par plantation etc. Ce mode de
= traitement est très simple, mais il a un grand inconvénient, :,
l· car le pin sylvestre est une essence formant facilement un
1 humus brut et abondant. p
· Dans notre climat, a insolation peu intense et faible réchauf- Q
B fement du sol, ou les périodes prolongées de gelée et de neige
sont rares, ou pendant l’hiver il n’y a pas une couverture de A
i neige qui règle le niveau d’eau souterraine, ou, pour toutes ·
T ces raisons, la décomposition de l’humus sur le sol est très lente,
il se produit très vite une couche indésirable d’humus brut acide.
C’est surtout le cas quand le pin sylvestre avance en äge et '
que, par suite des éclaircies, le couvert diminue. Or, c’est
_ presque exclusivement sur les terrains élevés avec une nappe i
; aquifère très basse, que cette essence se rencontre dans notre pays.
, Sur ces terrains, a partir du moment ou le couvert se relève,
l’eau pluviale restreinte est ramenée partiellement dans l’atmos- §
* phère par évaporation, l’humidité du sol diminue, ce qui a i'
pour effet de ralentir encore _la décomposition de l’humus; Q
la litière d’aiguilles se décomposent diiïicilement, augmente
toujours en épaisseur et la situation s’aggrave. Si l’on avait j
B d’autres essences en mélange, ces éléments désavantageux de dé- V,
composition lente de l’humus et de diminution de fraïcheur du ­ i
sol ne se feraient pas ressentir si fortement.
Ajoutons encore le traitement par coupes mses répélées, avec
t son influence funeste sur les conditions physiques de tout sol j
· forestier.