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lent d’elles mêmes à la mer. Si l’eau de pluie a fondu une portion notable de sel,
ou réduit l’eau saturée, et a acquis ainsi une densité plus élévée que celle du
réservoir {Zes mum veries C , au lieu de la jeter dans l’étang d’eau douce, les
machines d’épuisement la déversent dans ce reservoir qui la dirige au besoin
dans les cfmzgfoirs, si la masse en est trop considérable. D’ailleurs quand la
pluie commence, le sawzier arrête la marche des eaux dans tout le salán
et ferme les bugeás.
‘ Quant à la pièce-maïáresse, la profondeur qu’on lui donne relativement
à sa surface met la masse des eaux en sel, qui s’y trouvent en réserve,
à l’abri d`une altération sensible. Cependant pour conserver, à ces eaux,la
‘ s plus grande saturation possible, surtout pendant l’époque des pluies, on
P Ei la munit, comme on l’a expliqué plus haut, de portes efajïeuremená.
Z Lorsque la pluie tombe aux Antilles, il est rare qu’elle ne soit pas accom-
P pagnée d’11n vent plus ou moins fort, surtout à St. Martin. Ce vent
‘ ; produit, sur les différentes surfaces d’eaux du salin, un clapotage qui aide
' ’ puissamment au melange des eaux "douces et des eaux salées, et réduit
l ï;- quelquefois beaucoup la densité de ces dernières.
' Pour obvier à cet inconvénient, quand on est menacé par la pluie, on
C couvre les surfaces des criszfallisairs et de la pièce­marZᢷesse, de claies flot-
ï ä tantes en bois très legers qui sont recouvertes de feuilles de latanier ou
' de paille de cannes à sucre. La présence de ces claies au milieu de l’eau
5 en détruit le clapotage, comme le cercle en bois que le porteur d’eau place
I dans son seau, quand il le transporte dans une rue ou dans un escalier.
ii Outre cet avantage, les claies, en les faisant dépasser, sur le bord, l’une
' par l’autre, comme les tuiles d’un toit, et, en donnant, al la surface ainsi
; formée , une peute naturelle vers les portes dïejiczwememf, aideront puissam­
3 ment l’écoulement de l’eau douce vers ces portes, sans qu’il y ait eu un contact
‘ sensible entre la pluie et l’eau des crismllisoirs ou celle de la pièce-maïdresse.
3 Pour avoir sous la main ces claies, au moment de la pluie, sans
S qu’elles puissent en rien gèner les communications sur les cctiïels, on reu-
‘ V nit en tas, en face de chaque crisáallisoir, la quantité qui en dépend, sur
F des plans formés par des batons places en travers des aiguilles cïaöreuvage
1 - ou des fossés ¢Z’é_q0uzfa_qe. Des enfants portés par de très petites plaáes les
K accrochent les unes aux autres dans Vintêrieur des c¢·ismZZis0i¢·s sous la
’ direction des savmiers.
Les eaux en sel de la pièce·maê'r57·esse et des crésáallisoirs étant les plus
E riches du salin et les plus importantes à sauver, les mac/time clïjmisc-
1 ment sont employees, en tout ou partie, à les garantir des détériorations
" de l’eau douce, tout le temps que la pluie tombe.
tl Dès qu’elle a cessé, le sazmier se transporte dans les cáaujbirs, pour
*1 sfassurer si le mauvais temps n’a pas altéré la graduation des eaux, d’une
r" manière sensible. ll pêse successivement leurs eaux, et ouvre les bugets de