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ition que officiel dans l’immense vélin sur lequel ils sont tracés et
les dans la main irréprochable qui ne se trompa jamais et n’osa
mne hasarder la correction la moins apparente. Mais quand j’eus
»ités parcouru vos vers, je me dis tout de suite: cet homme-là.
la est poète, c’est le premier jet.
inte Un rayon de contentement inonda les traits du barbier.
M, Après divers éloges aussi ilatteurs que justes et francs,
Lg tempérés en quelques endroits par un leger mot de critique,
ucg Lamartine questionna Corsat sur sa position sociale et sur
[ui, celle qu’il occupait dans la littérature de son pays.
la ­- Que faites- vous?
ait -­ Je fais des barbes.
ça, Mais que répondre ensuite! Hélas! apres plus d’lllC
lg plainte, ou ne perca que trop visiblement le découragement
mg et le regret d’avoir renoncé aux douceurs de se voir appré-
a- cié et rendre justice, Lamartine cherclia a l’engager de ve-
nir essayer son talent a Paris; mais Pintelligence du barbier
t- et aussi l’exemple de tant d’autres sufiirent pour l’avertir
‘e, .de se déiier de toute parole qui tendrait à l’attirer hors de
ui Patmosphère qui le faisait respirer. Combien de malheureux
qui s’étaient laissé persuader par des conseils semblables et
L- qui n’avaient trouvé dans la grande ville iudi1i`érente qu’une i
` vie misérable et une mort abandonnée dans quelque salle
a d’l1öpital! ll se sentait fortiiié dans ces considérations par
- l’amour du pays , dont son coeur généreux paye le dédain
par un intérêt qui nc peut S’éiJCllldl'C, ainsi que par le sen-
timent que son avenir de poète, quel qu’il puisse être, se
. I lie désormais et chaque jour davantage aux intérêts de la
i Suisse.
· Lamartine tit des efforts infructueux pour persuader son
. confrère, Corsat tint bon avec toute Yindépendance qui ca-
ractérise son esprit. Eniin Lamartine lui dit:
s i