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..r. 19 ...,.
mt l Je n’ai fait que me plaindre, et vous auriez maudit ....
011 V Ces maux sont oubliés; ce n’est point la vengeance
rc « Qui me fait apporter ma pierre ft l’oeuvre immense;
nt V Avant que j’eusse vu les choses de plus loin,
Avant que j’eusse pris Dieu pour juge et témoin,
; Oui, j’avais dans le coeur du iiel et de la haine;
te i Mais dès que j’eus eompris la cause souveraine
g_ Qui vous donna la terre et 1117611 rendit batard,
,_ Je vis que nous étions tous deux fils du hasard.
,l Si j’eusse vu le jour sous le toit de vos pères,
I ` - • . . ‘
Comme vous, yaurais cu de Porgueil, des chimeres,
n Et si dans mon berceau le sort vous eüt jeté,
c Vous auriez eu ma muse et mon adversité.
,i Non, oe n’cst point a vous que _j’en veux, c’est aux causes;
_ J’aime voir les heureux: ainsi j’ai pris les ehoscs.
I
7 [/avenir que je rêve est le bonheur de tous!
l' Si lc hasard a mis des b0r11es entre nous,
B Chacun pour les franchir doit faire un sacriiice
‘¥ Et ehasser le malheur par des lois de justice,
Ou Dieu se reconnaisse, empreint dans noáre amour,
· Ou chacun ait sa part au travail comme au jour.
r Oh! si d’amhition vous aocusez ma plainte,
p i ll est un tribunal ou disparait la feinte,
F ` Ou de mes passions je serai dépouillé,
Que la voix des vivants n’a point e11eor souillé,
4 Ou la vanité fuit, ou nos sens disparaissent;
I _ Tribunal, devant qui les plus grands fronts s’abaissent,
. J Ou l’on a fait au monde un éternel adieu . . .
Eh bien! je vous convie au tribunal de Dieu!
r Cette profession de foi doit faire sentir tout le tort
qu’ox1 fait a Corsat, eu le confondant avec cette multitudc
d’aventuriers, venus pour la plupart de l’Allemagne, qui
trouvent dans les formes républicaiues des états exigus de
· la Suisse un terrain fertile pour 1’essai de leurs rêveries po-
­ litiques et qui 11’l1ésitent pas a sacrilier a leurs efforts dange-
»· reux un peuple égaré par de pcrlides adulations et des mi-
rages impossibles, a détruire en lui, f1it­ce par la violence,