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i
I
g ... 12 ..
C’est que de ton sonnnet nous te voyons descendre
Si bas , depuis quinze ans, qu’on n’ose plus attendre
Q Le réveil de ta grande voix!
ii
i p s
g Mais quels sont ces accents qui percent les orages?
j Est­ce toi qui viendrais ranimer nos oourages ?
s . .
t; 0 parle! tu verras nos tremblants guizotains,
J Toigours obéissant aux notes étrangères,
g Se réunir bientöt à nos vrais niandataires,
I Pour chasserles ultramontains.
Mais ce n’est point ta voix! . . . O trompeuse espérauce! . . .
I
C’est la voix d’un valet de la sainte alliance,
p' Qui devanoe le No1·d pour 11ous dicter des Ioisl
L Aux affronts des puissants prêt al denmnder gräce,
{ Insolent pour le faible, il nous jette à la face
g Les soufllets qu’il reçut des rois.
E
i Avorton de Juillet, c’élait la ton ouvrage!
£ Mais la France avec nous repousse ton outrage ;
Tu n’as que nos poltrons pour t’en remercierl
J Va, sans toi nous saurons laver notre lessive!
i Si ton front par l’Anglais est convert de salive, ·
a
E Ne nous prends pas pour 1’essu_yer! S
{ Nous passerons sous silence les observations auxquelles
*5 les tendances politiques dn poème pourraient fournir matière,
i ni ne prononcerous d’avis a propos de la grossièreté qui
le termine, mais nous soutiendrons hautement le mérite de
l’enseinble, considéré sous sos rapports poótiques, et, toute `
A critique à part, ll0l!S &l,CC0l'dCI'0llS unc louange sans réscrve
A {MIX derniors conplets, qui nous semblcnt écrits Slll` lc ton lc 2
plus énergique et le plus élevé que puisse prendre le génie
. populaire.