HomeCorsatPagina 13

JPEG (Deze pagina), 463.59 KB

TIFF (Deze pagina), 5.66 MB

PDF (Volledig document), 13.53 MB

· ­- 11 ­­­
Ordonnez , et· risquez le tröne pour l’autel! ­­
· Et voila contre qui, Paris, rouge de sang,
Réintégrait tes lois, ta couronne et ton rang!
Et voilaeontre qui nous sommcs en allarmes,
Et par qui tu nous vois l’un contre 1’autre en armes! _
Avant qu’ils eussent nxis le pied dans nos vallons ,
La ooncorde et la paix régnaient sur nos cantons,
La douce tolérance habitait nos foyers.
· l Depuis qu’ils ont franohi le seuil de nos montagnes,
Ils ont tout divisé, hameaux, cltés, campagnes-!
Plus de paix entre nous; tous les coeu1·s sont brisés,
L’un contre l’autre aigris, poussés, fanatisés.
A la moitié du peuple , avec des mots d’apötre,
Ils donnent des poignards pour assassiner l’autre ;
i Puis vieunent derrière eux nos débris de barons,
i A qui pour remonter tous les nxoyens sont bons. -
' Voudrais-tu maintenant qu’une lache détresse
` Détournüt nos regards du danger qui nous presse,
Devant ces ennemis des peuples et des rois?
France, ne vois­tu pas que dans notre patrie
Ils viennent contre toi dresser leur batterie,
Cachés à l’ombre de nos bois! ’
Ce sont tes ennemis que 110llS voulons oombattre!
Dernier peuple debout, c’est qu’ou vent nous abattre,
j` C’est que notre esclavage est le but ou l’on tend,
Que notre suicide est in. la fin du drame. t
1 1
‘ » I
i a t
? . · 1
J Oh! si nous avons peur du sort qui nous menace,
‘ C’est que de tous les rois le réseau nous eulace,
I; _ Et que tu n’es plus la pour leur dire: ­­ arrêtez! ­.
Q
1 1