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La Suisse, réveillée au tocsin des trois jours,
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Lève son front courbé sous quinze ans d7ll1Cl'üC. j
2 ­­ ... ­­ - .. ­­ ­. ­. ­ ._
r ­­­ La France est la ­- dit­elle aux rois avec fierté,
Q -­ Vous n’étouH'erez plus ma sainte liberté! .
-· Un pied dans mes vallons, I’autre su1· ma frontière,
_____ · ____.
ig Mon peuple, souverain, va régner et grandir
p Et voir entre ses mains mes lauriers reverdir! - ' '
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Alors on vit trembler nos vicillcs seigneuries, ·
Alors on vit les loups, ohassés des bergeries,
Se faire humbles agneaux pour y rentrer soudain,. ` h
Et iiatter en tremblant le lion souverain.
Q L€S`l'€g£ll'dS vers le nord, du sommet des montagnes
P Alors la liberté planait sur _nos campagnes, _ i
i Prête in prendre_son vol pour franchir l’univers, ·
‘ Disant: ­- la France est la! Peuples, brisez vos fers! ­
___ _, ____ ._ __ __ __
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Qi Mais à qui devais­tu tant de gloire et d’amour?
) Par qui fus­tu si grande et si belle en un jour? _
{ Ces bras qui vont saisir le fer pour la bataille, '
Ces {lots d’ll0llllll(?S roulant sous les ilots de mitraille,
{ Ces femmes, ces enfants, ces bras nus et calleux,
Que Paris cnfantait de tous rangs, de tous lieux, ,
Ces héros en hailions que trois jours virent naitre, r
ii? Combattre, triompher, chanter et disparaitre,
Q Qu’un roi jetait si bas, que Dieu faisait si grands;
Eh bien, France! pour nous c’étaient la. des corps-francs. J`
j Q Et ce roi dont un peuple allait punir le crime,
Qui donc l’avait poussé vers Peifrayant abime
I Ou tu devais tomber, ou son troneroula? ;
C’était le souftle impur des fils de Loyola,
Eg C’était Rome', croulant au Iiambeau de la presse, ·
Prêtant aux vieux Bourbons sa foudre vengeresse, .
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Lui disant: ­ nous $61*0115 le manche, vous la lame! ä v
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