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Nous ne nous arrêterons point une seconde fois ii) aux
premiers pas du barbier de Geneve sur le terrain poétique.
Constatons plutöt ses progrès.
En 1842 il iixa son nom avec distinction par la
publication d’un recueil intitulé les Eglcmtines, dans lequel,
avec plusieurs poésies inédites, se trouvent réunies particu-
lièrement toutes celles qui ont fait sensation parmi le peu-
ple, et son dernier poème, un cri vers la France, qui lui
fut arraché dans les tristes démêlés ai propos du canton de
Lucerne, justitie pleinenient la supériorité de son talent, que
t nous nous appliquons à faire reconnaitre. Uapostrophe ne
serait pas indigne de Corneille.
France! te souviens-tu de ton peuple et de toi?
Alors que tu fus reine, et que ton p€llDl€­1'0l
Remontait tout sanglant de trois jours de bafailles
Sur son tröne, entouré d’illustres funérailles?
Le poète poursuit plus bas:
Vois déjà. la Pologne, ou ton soleil a lui,
Comptanl; sur toi demain, se lever {lljOll1'd’illli.
Ton cri de liberté, qui traverse la terre, q
Se inêle avec ton nom, France, al son cri de guerre. i
Les rois vont l’écraser, mais un mot de ta voix 4
Suffit pour désarmer son despote et les rois;
Ce mot n’arrive pas, et ta soeur l’héroïue
N’n de toi que des pleurs, tandis qu’on Passassine,
Et ses débris traqués, que 1’exil sauve aux fers, q
Viennent te raconter les maux qu’ils ont s0ufl`erts. i
Jetons sur ce cadavre un voile funéraire
Et revenons aux lieux que ton soleil éclaire!
*) Voyage en Suisse par J. ZKNEPPELHOUT 1839 p. 153-167. ‘
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