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de malheur. Poussées comme un troupeau, elles sont p
gardées à. vue, sans nourriture aucune, sur la place i S
de la Gare. Sous leurs yeux épouvantés, sont fusillés ‘ ­ `
et enfouis dans un trou de quatre mètres vingt-deux E ·
de leurs compatriotes, dont on nous contait dernière- l )
ment la lugubre exhumation; parmi eux plusieurs ;
religieux liés quatre par quatre et le vieux curé de ` 5
Hérent. Pour le vice-recteur, Mgr Coenraets et le
père Schmidt, dominicain, ce ne fut qu’un simulacre
d’exécution, mais les témoins, convaincus de la réa- [ l
lité du drame, furent contraints à applaudir. W nl
· Après l’incendie et le meurtre, le pillage. << Il com- Y ;
mença le jeudi 27, dit le rapport officiel, et dura M
huit jours. Par bandes de six ou huit, les soldats _ ”i
enfonçaient les portes, ou brisaient les fenêtres, pé- '
nétraient dans les caves, se grisaient de vin, sacca­ `
geaient les meubles, éventraient les coffres-forts,
volaient lïargent, les tableaux, les oeuvres d’art, l’ar- i
genterie, le linge, les vêtements, le vin, les provi­ ‘ in
sions... Une voiture pour l’enlèvement du butin I
stationnait dans la rue. Parfois Venlèvement des F
marcliandises se faisait avec la coopération d’un ,
officier. >> · ig
, Combien plus impressionnant, dans son cynisme
tranquille, est le récit du soldat Frantz Schmidt en
son carnet de guerre (29 et 30 aoüt) << Mainte-
nant nous arrivons à une petite ville qui s’appelle
Louvain. Toutes les miaisons sont incendiées. La ville
a été incendiée parc-e que des Anglais et des Belges
ont tiré sur un train conduisant des landwehr. On `
nous recommande les plus grandes précautions. De
tous cótés montent des lueurs dincendie, des gerbes n
d’étinoelles; des poutres czulcinées craquent; toute Q
cette ville de cinquante mille àmes brüle. Nous déü-
lon·s dans ces rues brülantes. Les plus belles maisons v
sont ouvertes de force, et on y réquisitionne tout ce
qui est mangeable, des milliers de bouteilles de vin, `
(I) Cité par M. Nothomb, Lm ]?(77'h/T7'(°.§` FH BP/giqzm,
P. 240.
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